Nice : Vélo, boulot, dodo… Ces initiatives locales développent leur activité grâce à la mobilité douce

MIEUX VIVRE LA VILLE Laveur de carreaux, réparatrices de vélo ou encore ostéopathe, ces Niçois exercent leur métier à la force de leurs mollets

Elise Martin

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L'ostéopathe Pierre-Louis Billant transporte 30kg de matériel dans sa carriole
L'ostéopathe Pierre-Louis Billant transporte 30kg de matériel dans sa carriole — Cycl'ostéo
  • 20 Minutes vous présente trois initiatives qui se développent à vélo à Nice.
  • Gurvan Vanzwol, laveur de carreaux, Pierre-Louis Billant, ostéopathe, Julie et Laureline Losardo-Masuelle, réparatrices de vélos, font fructifier leur activité en deux-roues.

Chaque jour, près de 6.000 cyclistes empruntent la Promenade des Anglais à Nice. Parmi eux, certains trimballent en plus une petite carriole. C’est le cas de Gurvan Vanzwol, laveur de carreaux, Pierre-Louis Billant, ostéopathe, Julie et Laureline Losardo-Masuelle, réparatrices de vélos que 20 Minutes vous présente. Fini le « métro, boulot, dodo », place au « vélo égale boulot sans oublier un peu de repos ».

Cyclostéo, un cabinet à domicile qui roule

« Le principal avantage pour les patients, c’est qu’ils ont juste à m’attendre », lance Pierre-Louis Billant. Depuis deux ans et demi, l’ostéopathe propose plus qu’un service à domicile : ses trajets sont effectués à vélo, une formule inédite sur la Côte d’Azur. « Il y a une vraie demande de consultations à domicile à Nice, pour les personnes qui ne peuvent pas se déplacer, qui ont des enfants qu’ils ne peuvent pas faire garder ou juste ceux qui veulent s’éviter le stress des bouchons. Etant un grand sportif, je me suis dit que je pouvais ajouter quelque chose en me déplaçant à vélo cargo. »

Une initiative qui plaît puisque depuis le lancement, l’activité de Pierre-Louis est en constante croissance. « Il y en a qui ne savent pas, d’autres qu’ils le font pour l’écologie. Pour moi, c’est aussi une façon de réduire mon empreinte carbone. C’est plus contraignant que d’avoir un cabinet, ça demande d’être motivé mais la qualité des consultations est la même ».

Avec 30 kg à transporter entre la carriole et la table, l’ostéopathe accepte entre six et sept consultations par jour, « après, physiquement, c’est compliqué même si j’ai une assistance électrique ».

Élite vitres, le laveur à carreaux écoresponsable

Les passants lui font des pouces en l’air ou l’arrêtent sur la Prom, intrigués. Gurvan Vanzwol est laveur de carreaux et se déplace à vélo cargo. « Ce n’est pas juste mon moyen de déplacement, c’est un moyen de communication extraordinaire. Les gens adorent. »

Depuis un an, cet ancien livreur a lancé son entreprise Élite vitres, qui fait partie de la coopérative Acticop. « Je m’occupe de particuliers et de professionnels. Je peux laver des façades jusqu’à vingt mètres de hauteur et avec ma perche, jusqu’à huit mètres ».

Gurvan Vanzwol, le laveur de carreaux se déplace en vélo cargo
Gurvan Vanzwol, le laveur de carreaux se déplace en vélo cargo - Elite vitres

Toute son activité est écoresponsable. « J’utilise le système d’eau pure qui filtre les particules. Elle ressort sans calcaire, minéral ou métaux lourds et devient un détergent qui ne laisse pas de trace ». Pour le laveur de vitres, « chacun peut apporter sa petite goutte pour changer les choses ».

Vintage Queen Bike Repair, les petites reines du vélo

Après être tombée plusieurs fois en pannes, Laureline Losardo-Massuelle ne voulait plus se retrouver bloquée sans solution. Elle décide alors d’apprendre à réparer les bicyclettes. Trois ans plus tard, Vintage queen bike repair est « un service de réparation mobile, à domicile ou sur le lieu de la panne ».

Plus qu’un concept, c’est une philosophie qu’ont adoptée Laureline Losardo-Massuelle et son acolyte Julie. « À la base, nous travaillions sur de vieux vélos, dont les pièces se font rares et où la technique est un peu particulière. Notre volonté est de les faire vivre le plus longtemps possible. On a ensuite étendu notre activité à tous types de vélos avec le même état d’esprit : limiter notre impact sur l’environnement. Ça passe par l’utilisation de pièces d’occasion mais aussi avec une transmission de nos savoirs avec les clients. »