Nice : Un « crime », une « honte »… La destruction d’une fontaine déclenche de nombreuses réactions

URBANISME Le point d’eau de la place du palais de justice va être remplacé par une sculpture

Fabien Binacchi

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L'ancienne fontaine a été déposée
L'ancienne fontaine a été déposée — E. Martin / ANP / 20 Minutes
  • La fontaine du palais de justice de Nice, jugée « défectueuse » a été démolie par la métropole, déclenchant de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux.
  • Une sculpture en forme d’olivier va être installée à la place.

« Mais pourquoi ? Quel gâchis ! ». Lundi, en voyant la photo accompagnant un post Facebook et relayant la destruction de la fontaine « en marbre qui ornait la place du palais de justice » de Nice, une « honte », le sang de Guillaume Aral n’a fait qu’un tour. L’ancien élu RN et marchand d’art y va franco et dénonce un « crime » de la municipalité. Il appelle même à manifester samedi.

Depuis, la colère s’exprime sur les réseaux sociaux. Et la collectivité a choisi d’y répondre ce mardi par un communiqué expliquant que la « métropole et les associations du quartier se mobilisent autour d’un projet de requalification de la place », « arbitré il y a deux ans ». Une nouvelle configuration est prévue alors que, selon elle, « ce lieu emblématique est occupé par de nombreux véhicules ventouses stationnés de manière aléatoire et illicite, dérangeant piétons et commerçants ».

Un arbre en métal ou « réel » ?

Elle confirme que la fontaine « défectueuse » va laisser sa place à une « œuvre de l’artiste Laurent Bosio, mécénée par les commerçants ». La sculpture en métal, un olivier stylisé, « symbole de paix et de réconciliation, trouvera toute sa cohérence dans cet espace de la place du Palais-de-Justice », poursuit la métropole.

Pas de quoi satisfaire Guillaume Aral, ni les élus écologistes d’ailleurs qui se demandent ce mardi « où est la ville verte, rafraîchie promise par le maire de Nice ». « Nous déplorons le fait que cette fontaine n’ait pas été suffisamment entretenue », écrivent-ils, réclamant aussi « qu’un réel arbre soit planté », accompagné « de pergolas ».