Saint-Paul-de-Vence : La dernière élection municipale, gagnée avec huit voix d’avance, annulée par la justice

VOTE Le tribunal administratif de Nice avait été saisi par la candidate arrivée deuxième

20 Minutes avec AFP
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Une urne pour les élections municipales. (illustration)
Une urne pour les élections municipales. (illustration) — PHILIPPE DESMAZES / AFP

Les habitants de Saint-Paul-de-Vence vont peut-être devoir voter à nouveau pour élire leur maire. La justice a annulé ce mercredi la dernière élection municipale dans cette commune des Alpes-Maritimes, selon un jugement du tribunal administratif de Nice. Le candidat désigné par 780 voix contre 772 le 28 juin, Jean-Pierre Camilla, peut faire appel.

Saisie par la candidate Corinne Paolini, battue donc de huit voix, la juridiction a considéré que « dix suffrages irrégulièrement exprimés doivent être déduits de la liste arrivée en tête », un nombre suffisant pour « altérer la sincérité » du scrutin.

« C’est le respect de la démocratie »

La candidate sans étiquette était arrivée deuxième au premier tour. Pour le second, elle avait fusionné sa liste avec deux autres mais avait été battue de peu par celle de Jean-Pierre Camilla, premier adjoint du maire sortant, lui aussi sans étiquette.

« C’est le respect de la démocratie, la justice est passée », a réagi Corinne Paolini, qui espère maintenant des élections rapides à Saint-Paul-de-Vence.

Lors de l’élection municipale, les candidats avaient fait campagne notamment sur le thème du tourisme, qui fait vivre ce village-musée de 3.500 habitants autant qu’il y fait débat. Chaque année, 1,5 à 2 millions de touristes viennent flâner à Saint-Paul-de-Vence, dont la renommée mondiale a été façonnée par Picasso, Miro, Calder ou Chagall. Ils viennent notamment visiter ses galeries d’art et la fondation Maeght.