Tempête Alex dans les Alpes-Maritimes : Le corps d’un septuagénaire de Saint-Martin-Vésubie retrouvé à Lantosque

INFO 20 MINUTES Onze personnes sont toujours officiellement portées disparues dans les vallées sinistrées

Fabien Binacchi

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Entre Lantosque et la Bollène-Vésubie, la route a été emportée après le vallon du Mirail
Entre Lantosque et la Bollène-Vésubie, la route a été emportée après le vallon du Mirail — M. Bernouin / ANP / 20 Minues

Après les inondations mortelles du 2 octobre dans les vallées ravagées des Alpes-Maritimes., un nouveau corps vient d’être retrouvé par les secouristes. Il a été découvert pendant le week-end dans un embâcle au niveau du village de Lantosque, indique ce lundi le parquet de Nice à 20 Minutes. Il s’agit de Gérard Ibars, a également précisé cette même source. Cet homme de 77 ans, habitant Saint-Martin-Vésubie, avait disparu pendant les crues avec sa femme Monique, 76 ans. Leur maison avait été emportée.

Pour l’heure, et avec cette nouvelle découverte, les corps de sept personnes, victimes des crues, ont donc été formellement identifiés. Celui de Berthe Gabison, 67 ans, avait également été retrouvé et identifié le 15 octobre à Saint-Martin-Vésubie. « Deux autres corps posent encore question », indiquait le procureur Xavier Bonhomme le 14 octobre. Onze personnes, dont Monique Ibars, sont toujours officiellement portées disparues.

Entre Lantosque et la Bollène-Vésubie, la route a été emportée après le vallon du Mirail
Entre Lantosque et la Bollène-Vésubie, la route a été emportée après le vallon du Mirail - M. Bernouin / ANP / 20 Minues

La difficulté d’identifier les corps

Le 14 octobre encore, les gendarmes en charge des recherches témoignaient déjà de la difficulté d’identifier les corps. D’autant plus que deux cimetières ont été emportés dans la tempête.

« Déjà au bout de quatre à cinq jours dans un milieu aquatique, il devient très difficile, voire impossible, de déterminer s’il s’agit du corps d’une personne décédée récemment ou s’il est question d’un décès plus ancien », expliquait le colonel Nicolas Thiburce, responsable de l’unité d’identification des victimes de catastrophe naturelle.