Coronavirus dans les Alpes-Maritimes : Le couvre-feu instauré dans le département dès samedi soir

RESTRICTION L’annonce de la mesure a déjà été faite aux maires du département

Fabien Binacchi

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Une rue de Nice lors du couvre feu, instauré en avril dernier
Une rue de Nice lors du couvre feu, instauré en avril dernier — SYSPEO/SIPA
  • Le couvre-feu sera instauré dès samedi soir dans l’ensemble des communes du département des Alpes-Maritimes, a annoncé le préfet aux maires ce jeudi matin.
  • La mesure sera en vigueur de 21 h à 6 h du matin.

Six jours après l’annonce d’un couvre-feu pour huit grandes villes et l’Ile-de-France, le premier ministre doit annoncer ce jeudi à 17 h l’élargissement de la mesure pour faire face à la deuxième vague de l'épidémie de Covid-19. Selon nos informations, elle concernera, dès samedi soir, 38 nouveaux secteurs dont l’ensemble des Alpes-Maritimes. Le maire LR de Cannes David Lisnard l’a notamment confirmé à 20 Minutes.

Selon l’édile, le préfet l’a annoncé aux maires du département ce jeudi matin en conférence téléphonique. La mesure sera en vigueur de 21 h à 6 h du matin. Et elle a été prise sans « aucune concertation bien sûr » et avec « aucune prise en compte des différences locales », regrette le maire de Cannes, déplorant que « les soirées clandestines très propices à l’épidémie vont pouvoir continuer de se développer ».

Dans les hôpitaux, 81 places occupées sur 100

Le couvre-feu ne s'appliquera pas pour certaines situations pour lesquelles il faudra pouvoir présenter une attestation. En cas de non-respect des consignes, une amende de 135 euros est prévue.

Dès mardi soir, le maire LR de Nice sonnait lui-même l’alerte et évoquait « une progression alarmante de l’épidémie ». Selon lui, « sur les 100 places Covid départementales de l’ensemble des établissements de santé, 81 lits sont occupés » et « il ne reste donc plus que dix-neuf lits de libres ».

Ce week-end, le préfet des Alpes-Maritimes et Christian Estrosi avaient renforcé le passage de patrouilles dans les établissements recevant du public pour éviter l’instauration d’un couvre-feu. Ils redoutaient alors que le « seuil d’alerte maximale susceptible d’entraîner l’application » de cette mesure soit bientôt atteint.