Coronavirus : Le festival CanneSeries va-t-il servir de standard à d’autres événements ?

COVID-19 La troisième édition, maintenue après avoir été décalée pour cause de pandémie, se clôture ce mercredi soir

Fabien Binacchi

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Des «cabines de désinfection multi-fonctions» ont été installées aux entrées du tapis rose
Des «cabines de désinfection multi-fonctions» ont été installées aux entrées du tapis rose — SYSPEO/SIPA
  • Le festival CanneSeries est le seul rendez-vous d’envergure consacré aux séries à avoir été maintenu cette année en France.
  • Les organisateurs estiment que les nouvelles règles, et notamment la mise en ligne de certains contenus, vont perdurer.

Des stars, des séries et des gestes barrières. En pleine année Covid-19, et malgré les contraintes liées à la crise sanitaire, la troisième saison « très particulière » du festival CanneSeries baissera le rideau ce mercredi soir sur un bilan « positif », insiste Benoît Louvet.

Et le directeur du seul rendez-vous de France consacré aux séries à s’être tenu contre vents et marées cette année explique à 20 Minutes que cet épisode organisé aussi en ligne pourrait bien servir de standard pour les événements à venir. Et notamment pour la prochaine édition, du 9 au 14 avril 2021.

Les organisateurs veulent garder une partie du contenu en ligne

« Comme pour les portiques détecteurs de métaux après les premiers attentats de 2001, nos portiques sanitaires [avec contrôle de température, désinfection, etc.] vont faire partie du paysage. Personne ne saurait déjà prédire exactement dans quelle situation nous vivrons en avril prochain, mais les mesures sanitaires vont sans doute rester, sur le long terme », explique le responsable.

Jonathan Cohen, le 9 octobre 2020, au Palais des festivals de Cannes pour l'ouverture de la troisième édition du festival CanneSeries
Jonathan Cohen, le 9 octobre 2020, au Palais des festivals de Cannes pour l'ouverture de la troisième édition du festival CanneSeries - AFP

« Notre plateforme live et nos master classes en webcam vont également perdurer, même au-delà de la quatrième édition, poursuit-il. On a essayé, contraints cette année, et on l’a finalement adopté. Cela nous permet d’avoir d’avantages de contenus, avec des personnalités qui n’auraient pas pu venir à Cannes, et de toucher plus de public. »

« Dans un contexte très compliqué »

Mardi, les organisateurs n’ont pas souhaité divulguer leurs chiffres de fréquentation. Mais, selon nos constatations, la salle du Grand auditorium a parfois eu du mal à se remplir, malgré la gratuité du festival et une jauge abaissée de 2.309 à 1.000 spectateurs, mesures de distanciation oblige. Le balcon, la zone qui peut accueillir le plus de visiteurs, n’a pas été ouvert sur plusieurs séances malgré la mise à disposition de nouvelles invitations.

Les niveaux d’affluence en ligne n’ont pas été non plus communiqués, malgré les demandes de 20 Minutes. « Ces chiffres ne pourraient être comparés à rien. L’important, c’est d’avoir pu proposer un bel événement avec des talents, avec du public dans un contexte très compliqué », insiste encore Benoît Louvet.

Les 1.200 (petites) nuitées générées par l’événement auront mis du baume au cœur aux professionnels du tourisme, minés par les annulations d’événements en cascade. « C’est déjà énorme. Ça a été du rose au milieu de la nuit. Et ça a été aussi l’occasion de rassurer peut-être sur notre capacité à accueillir des visiteurs en toute sécurité », note Christine Welter, la présidente des hôteliers de Cannes.