Nice : L’enquête financière sur le stade Allianz Riviera classée sans suite

AFFAIRE C’est l’association Anticor qui avait porté plainte au sujet du partenariat public-privé pour la construction de l'enceinte

20 Minutes avec AFP

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Le stade de Nice l'Allianz Riviera.
Le stade de Nice l'Allianz Riviera. — SYSPEO/SIPA

Le Parquet national financier a classé sans suite son enquête ouverte en 2015 sur la construction du stade Allianz Riviera à Nice. Cette procédure a été classée pour « absence d’infraction », selon l’avis du PNF. « Je prends acte de la décision de classement sans suite du Parquet national financier de cette plainte maintenant ancienne », a déclaré Me Jérôme Karsenti, avocat de l’association anticorruption Anticor, qui s’était constituée partie civile en mai 2016 dans ce dossier.

« Le motif du classement sans suite, qui se résume à une mention lapidaire indiquant 'absence d’infraction', nous étonne au regard des constatations que l’association avait pu faire au moment de sa plainte », a-t-il ajouté, indiquant qu’Anticor allait examiner la possibilité de déposer une plainte avec constitution de partie civile pour relancer les investigations. Pour sa part, la Ville de Nice a dénoncé « des années de suspicion inappropriée » et annoncé qu’elle allait engager une procédure en dénonciation calomnieuse contre Anticor.

Le stage géré par une filiale de Vinci

Le grand stade de Nice de plus de 35.000 places, inauguré en septembre 2013 et géré par une filiale du groupe Vinci, Nice Eco Stadium (NES), avait été construit sur la base d’un partenariat public privé (PPP) et fut l’une des enceintes de l’Euro-2016 de football. Une enquête préliminaire avait été ouverte en janvier 2015 par le Parquet national financier après un rapport sévère de la Chambre régionale des comptes (CRC) de Provence-Alpes-Côte d’Azur, qui critiquait notamment les conditions juridiques du recours à un PPP et la procédure de sélection du partenaire.

Cinq mois plus tard, des perquisitions avaient été réalisées sur la Côte d’Azur et en région parisienne, notamment à la mairie de Nice et au sein des entreprises de BTP, Vinci et Bouygues. En avril 2018, le maire de Nice, Christian Estrosi (LR), avait été entendu par les policiers dans ce dossier.

Enquête préliminaire après une plainte contre Estrosi