Nice : Ce qu’il faut savoir après l’annonce de l’existence d’un « foyer de cas de dengue »

SANTE L’Entente interdépartementale de démoustication projette un produit pour détruire les moustiques et leurs larves dans le quartier niçois où résident les cas de dengue diagnostiqués

Fabien Binacchi

— 

Des opérations de démoustication sont menées (Illustration)
Des opérations de démoustication sont menées (Illustration) — Sonu Mehta/Hindustan Times//SIPA
  • Deux cas de dengue autochtones ont été confirmés à Nice et « d’autres cas suspects » sont en cours d’investigation.
  • La dengue est une maladie virale transmise par certains moustiques dans les pays tropicaux.

Nice compte déjà deux personnes infectées par la dengue en quelques jours et « d’autres cas suspects ont été identifiés et sont en cours d’investigation », a révélé ce lundi l’Agence régionale de santé (ARS) Paca. L’organisme évoque désormais un « foyer ».

Comment ont-ils attrapé cette maladie tropicale ? Quels sont les risques ? Qu’est-ce qui est fait pour limiter la propagation de ce virus ? 20 Minutes fait le point.

Où ont été infectés les malades ?

Les personnes infectées sont des « cas autochtones » et elles se sont « vraisemblablement fait piquer sur le territoire français par un moustique-tigre porteur et vecteur de la maladie », indique l’ARS. Le premier malade a été enregistré à Nice, dans le quartier de Pessicart, et « c’est dans le cadre des interventions de lutte antivectorielle réalisées autour du premier cas que cette deuxième personne a été identifiée, confirmant la circulation du virus de la dengue sur cette zone », note l’organisme. Les patients en question n’ont pas voyagé en zone tropicale dans les quinze jours qui ont précédé le début des symptômes. D’autres cas pourraient être encore confirmés.

Quels sont les signes de la maladie ?

Ils pourraient être confondus avec ceux du Covid-19​. Selon l’ARS, 10 à 50 % des personnes infectées peuvent souffrir d’une forte fièvre d’apparition brutale, de douleurs musculaires ou articulaires, douleurs oculaires, fatigue, maux de tête. L’organisme rappelle cependant que la dengue « est asymptomatique dans 50 à 90 % des cas ».

La dengue peut-elle être mortelle ?

Il existe une forme sévère (ou dengue grave) de la maladie. Elle peut survenir dans moins de 1 à 5 % des cas qui présentent des symptômes. « Elle est caractérisée par des hémorragies pouvant mettre en jeu le pronostic vital. Les signes d’alarme surviennent après 2 à 7 jours et le retour à la normale de la température. La vigilance clinique doit être maximale autour du 4e jour », précise encore l’ARS, expliquant que « le traitement de la dengue est symptomatique » et qu’il « n’y a pas de traitement antiviral spécifique ».

Qu’est ce qui a été fait pour enrayer une possible épidémie ?

L’Entente interdépartementale de démoustication projette un produit pour détruire les moustiques et leurs larves dans le quartier où résident les cas diagnostiqués, indique l’ARS, qui rappelle l’importance de limiter les gîtes possibles de ces insectes (eaux stagnantes). Ces opérations ont été menées sur l’ensemble des lieux où les personnes ont pu être piquées. « Un courrier d’information et de sensibilisation est envoyé à l’ensemble des médecins généralistes, médecins hospitaliers, laboratoires de ville et laboratoires hospitaliers du département » pour alerter en cas de nouveaux cas.