Alpes-Maritimes : « J’ai demandé au président que le moratoire englobe le projet Open Sky », annonce le maire de Valbonne

URBANISME Des concertations entre la ville et le promoteur devraient avoir lieu dans les prochains jours pour aborder le devenir du projet

Olfa Ayed

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L'Open Sky est posé aux portes de Sophia Antipolis.
L'Open Sky est posé aux portes de Sophia Antipolis. — Ville d'Antibes
  • Elu depuis le 28 juin, le maire écologiste de Valbonne souhaite modifier le projet Open Sky.
  • Prévu pour être une zone commerciale de grande ampleur, Open Sky ne fait pas l’unanimité.
  • Des concertations entre la ville et la Compagnie de Phalsbourg, porteuse du projet, devraient avoir lieu prochainement.

« Je veux arrêter le centre commercial en lui-même », annonce le nouveau maire écologiste de Valbonne (Alpes-Maritimes) Joseph Cesario, au sujet du projet Open Sky. Cette zone commerciale de grande ampleur, portée par la Compagnie de Phalsbourg prévoit 59.900 m2 de boutiques « spécialisées dans l’équipement de la personne et de la maison ». Et aussi un hôtel (10.000 m2), des bureaux (20.000 m2) et des espaces dédiés à la culture et aux loisirs. Le tout, sur la commune de Valbonne, en bordure de l’autoroute A8 et à l’orée du parc départemental de la Valmasque.

Depuis l’annonce de son installation, le projet est loin de faire l’unanimité. Fin 2019, le promoteur faisait face à la contestation d’associations environnementalises et à d’une partie des habitants. Une pétition en ligne avait été lancée alors même que la Compagnie détenait déjà les autorisations pour construire. En parallèle, le chantier est mis en attente après la découverte de « 1.000 tonnes d’amiante », d’après Philippe Journo, patron de Phalsbourg, en décembre dernier.

« 75 % de la population est défavorable au projet »

Cette parenthèse dans l’avancée du projet ouvre la voie aux concertations sur son devenir, selon Joseph Cesario. Elu le 28 juin, le nouveau maire a écrit au président Emmanuel Macron afin que le moratoire sur les zones commerciales, décidé lors de la Convention citoyenne du 29 juin, englobe également le projet Open Sky.

« J’aimerais développer des projets alternatifs », déclare-t-il. « J’ai déjà rencontré la Casa (Communauté d’agglomération de Sophia-Antipolis) et la préfecture, il ne me reste plus qu’à rencontrer Philippe Journo rapidement », souligne celui qui insiste sur sa volonté de collaborer sur le devenir de cette zone. « Je veux défendre les intérêts de ma commune. Je ne veux pas de commerces là-bas ou une opération qui amène beaucoup de trafics. Je vais l’exprimer au promoteur car il est ouvert. Il a compris que 75 % de la population est défavorable au projet », considère Joseph Cesario.

De son côté, Philippe Journo annonce être dans l’attente de la rencontre avec les élus mais estime que le moratoire ne pourra pas concerner Open Sky puisqu’il ne peut pas s’appliquer, selon lui, « aux dossiers autorisés ». « Si la ville souhaite arrêter [le projet], le coût dépassera 90 millions d’euros », considère le responsable. Il s’agit d’une évaluation des dépenses de la compagnie déjà effectuées, des « paramètres » qui pourront faire l’objet de « négociations » entre la ville et le promoteur.