Déconfinement sur la Côte d’Azur : Nice et Cannes ne prennent pas la même vague pour les plages

LITTORAL Les maires ont la possibilité de demander au préfet une dérogation pour la réouverture du littoral. Celui de Nice ne l'a pas encore prévu

Fabien Binacchi

— 

Une plage de Cannes, pendant le confinement
Une plage de Cannes, pendant le confinement — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes
  • Le gouvernement autorise des réouvertures de plages au cas par cas sur autorisation du préfet et « à la demande des maires ».
  • Plusieurs maires, dont celui de Cannes, ont déjà adressé une demande.
  • Christian Estrosi, à Nice, préfère attendre.

Si l’envie du sable ou des galets de la Côte d’Azur se fait de plus en plus irrépressible, sachez qu’il faudra peut-être encore patienter. Dans son plan de déconfinement présenté ce jeudi après-midi, le gouvernement a laissé la porte ouverte pour une réouverture des plages… mais sous conditions. Elle sera possible mais seulement au cas par cas sur autorisation du préfet, « à la demande des maires ». Et avec une condition sine qua non : le respect de la distanciation sociale.

Et si à Cannes, David Lisnard a déjà réclamé à Bernard Gonzalez, le représentant de l’Etat dans les Alpes-Maritimes, un accès réglementé « pour certaines activités sportives individuelles », à Nice, en revanche, Christian Estrosi préfère attendre.

« Pas de station prolongée sur le sable »

Lundi, « je livrerai les principaux espaces publics, la Prom', les jardins avec des horaires spéciaux pour les personnes âgées, mais n’allons pas trop vite non plus », a expliqué le maire LR de la capitale azuréenne. « Je ferai un bilan, plus tard, pour voir pour la réouverture des plages », dit-il. L’élu « ne demande pas d’accès à la baignade pour le moment », a confirmé son entourage, arguant que « l’urgence c’est école, transport et sécurité ».

Du côté de la Croisette, les choses sont claires. Dans un courrier adressé au préfet des Alpes-Maritimes, David Lisnard réclame « un accès à la mer pour certaines activités sportives individuelles […] qui ne nécessitent pas de station prolongée sur le sable ». Et l’élu de citer « la nage en mer, la plongée sous-marine individuelle, la planche à voile, le kite surf, le surf, le paddle et la pêche de loisir ». En début de soirée, jeudi, l’élu LR de la cité des festivals n’avait pas encore obtenu de réponse.

Une pétition avec plus de 26.000 signatures

Une même demande du maire de Villeneuve-Loubet est déjà parvenue au préfet. Une autre du maire d’Antibes devrait également arriver prochainement entre ses mains. « Dès le 11 mai, je demanderai la possibilité d’autoriser l’accès à la mer pour des activités sportives sous certaines conditions », écrit Jean Leonetti sur Twitter.

Ce jeudi soir, une pétition lancée il y a deux semaines par un Antibois justement, et réclamant de pouvoir retrouver « l’accès à la mer », « un espace de liberté », totalisait plus de 26.000 signatures. « Nous demandons de pouvoir pratiquer la natation, les activités liées à la mer. Sans jugement de valeur, c’est certainement moins risqué que dans certains endroits où la densité de population est forte », écrit Olivier Durin avant d’interroger : « Une personne seule sur son paddle, c’est risqué !? »