Coronavirus à Nice : Accusé d’avoir mordu un policier lors d’un contrôle, il dépose plainte et veut saisir l’IGPN

CONFINEMENT S’il y a eu une morsure, « c’est dans un réflexe de survie, pour se libérer du policier qui l’étranglait », assure l’avocat du prévenu

Fabien Binacchi

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Un policier à Nice, le 25 mars 2020 (Illustration)
Un policier à Nice, le 25 mars 2020 (Illustration) — SYSPEO/SIPA
  • Un homme de 30 ans est accusé d’avoir mordu un policier qui le contrôlait pendant le confinement à Nice.
  • Il conteste les faits et demande que l’IGPN soit saisi.
  • Dans l’attente de son procès prévu pour le 29 mai, il a été incarcéré.

Il est en prison dans l’attente de son procès et continue à nier les faits. Un homme de 30 ans poursuivi pour avoir mordu un agent de police nationale lors d’un contrôle du confinement dans une rue de Nice, le 21 avril, demande que l’IGPN soit saisie.

« Je viens juste de déposer une plainte en ce sens auprès du procureur de la République de Nice », a expliqué ce lundi matin à 20 Minutes son avocat Me David-André Darmon, confirmant une information  du quotidien régional Nice-Matin.

S’il y a bien eu une morsure, « c’est parce que [son] client essayait de se libérer du bras du policier qui l’étranglait, c’est dans un réflexe de survie, avance le conseil. C’est lui qui a été victime de violences. Il a été obligé de mordre. »

Verbalisé un peu avant par un policier municipal

Selon Me David-André Darmon, le trentenaire circulait avec son épouse enceinte, sans attestation, pour se rendre à un rendez-vous médical chez un gynécologue quand ce contrôle a dégénéré. Les deux se trouvaient sur la rue Arson, à l’est de Nice. « Ils avaient déjà été verbalisés par un policier municipal un peu avant », précise-t-il.

L’homme, qui a demandé un délai pour préparer sa défense, est également poursuivi pour outrage. Il aurait insulté le représentant des forces de l’ordre à plusieurs reprises, le traitant notamment de « suppôt de la Gestapo ». L’avocat du policier assure de son côté que son client aurait même reçu deux coups de coude. Me Adrien Verrier, interrogé par Nice-Matin avance « qu’aucun élément objectif ne vient démontrer l’hypothèse d’une bavure ».

Une audience devant le tribunal correctionnel de Nice est programmée le 29 mai. D’ici là, l’avocat du prévenu devrait déposer une demande de mise en liberté.