Coronavirus à Nice: Normes, mise à disposition, obligation de les porter... On en sait plus sur les masques qui seront distribués

PROTECTION Leur usage ne sera encadré qu'à partir du début du déconfinement décidé par le gouvernement, et plus dès leur disponibilité

Fabien Binacchi

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Christian Estrosi a précisé mercredi les modalités depuis le drive-masques de la ville, destinés aux professionnels de santé
Christian Estrosi a précisé mercredi les modalités depuis le drive-masques de la ville, destinés aux professionnels de santé — Ville de Nice / Capture Zoom
  • Le maire de Nice a expliqué les modalités de distribution des masques à tous les habitants de la métropole Nice Côte d’Azur.
  • Un total de 800.000 masques temporaires a été commandé en attendant le lancement d’une manufacture locale de dispositifs de protection en tissu.
  • Un arrêté réglementant leur usage et instaurant le port obligatoire de ces masques dès le début du déconfinement est en cours de rédaction.

Nice a été l’une des premières villes de France à annoncer, lundi, qu’elle allait fournir des masques à l’ensemble de ses habitants, et même désormais pour toute la population de la métropole Nice Côte d’Azur, en prévision du déconfinement.

Quelles seront les normes de ces dispositifs de protection contre l’épidémie de nouveau coronavirus ? Comment les entretenir ? A partir de quand un arrêté viendra rendre leur port obligatoire ? Et jusqu’à quand ? Ce mercredi après-midi, le maire LR Christian Estrosi a précisé les modalités à l’occasion d’une visioconférence de presse.

De quels masques parle-t-on ?

Dans un premier temps, ce sont 800.000 masques commandés à trois entreprises (Lainière Santé, Valrupt et Résilience) qui seront livrés « au fur et à mesure à partir du 17 avril et pendant les deux semaines qui suivent » pour être distribués « à l’ensemble des habitants de la métropole Nice Côte d’Azur », a précisé Christian Estrosi. Le dispositif s’appliquera donc à ses 49 communes et pas seulement à Nice. Ces masques de normes UNS1 et UNS2 de la Direction générale de l’armement selon le maire, « seront lavables dix fois à raison d’un lavage toutes les quatre à six heures d’utilisation », indique-t-il.

Une solution temporaire donc, qui sera complétée par d’autres dispositifs de protection en tissu qu’une « manufacture locale », comme à Cannes, produira dès vendredi. « Déjà 33 couturiers professionnels, dont 17 agents de la Diacosmie [la régie costumes et décors de l’opéra de Nice] se sont portés volontaires. Le but est de pouvoir sortir 10.000 masques de norme Afnor S76-001 par semaine », a-t-il aussi expliqué.

Comment seront-ils distribués ?

La ville et la métropole se sont employées à trouver « le mode de distribution avec le moins de contacts possibles ». Des courriers envoyés à tous les habitants leur préciseront le mode de retrait, gratuitement et sur rendez-vous, dans une cinquantaine de points de rendez-vous installés « dans chaque quartier », a fait savoir Christian Estrosi. Un système de portage à domicile sera également organisé pour les personnes fragiles ou qui ne peuvent pas se déplacer.

Comment leur usage sera rendu obligatoire ?

Un arrêté viendra finalement encadrer le port de ses masques « dès le début du déconfinement » décidé par le gouvernement, a indiqué le maire de Nice. Ils seront distribués dès la fin de la semaine prochaine mais leur usage ne sera pas obligatoire dès la réception donc, contrairement à ce qui avait été annoncé lundi. « En attendant la fin du confinement, il est important de continuer à sortir le moins possible pour ne pas les user prématurément », a rappelé l’élu.

En cours de rédaction, le texte municipal précisera toutes les dispositions à connaître. Mais Christian Estrosi a déjà annoncé que le port sera rendu obligatoire dans tous les espaces publics, en plein air ou non, dès l’âge de 3 ans. Il sera également possible de le retirer lors d’une pratique sportive « sincère et authentique ». Et quant à savoir jusqu’à quand son usage devrait être constant, le président de la métropole a répondu que l’arrêté « s’adaptera aux directives du gouvernement ».

Reste également à savoir si le texte ne sera pas retoqué. Dans la commune de Sceaux (Hauts-de-Seine), la Ligue des droits de l’homme a saisi la justice sur l’arrêté du maire obligeant les habitants à sortir visage couvert.