Alpes-Maritimes : Des purificateurs d'air installés dans des parkings sous-terrains

QUALITÉ DE L'AIR Interparking group a installé ses « poumons dans la ville », des purificateurs d’air permettant de neutraliser une grande partie des particules, dans deux parkings à Nice et Cannes

Jonathan Hauvel

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Lia van de Vorle et Esmée van de Vorle, respectivement CEO et Managing director d'ENS Clean Air, ont mis au point le  « poumon dans la ville »
Lia van de Vorle et Esmée van de Vorle, respectivement CEO et Managing director d'ENS Clean Air, ont mis au point le « poumon dans la ville » — J.Hauvel / ANP / 20 Minutes
  • Des purificateurs d’air ont été installés dans deux parkings de Nice et Cannes.
  • Baptisé « poumon dans la ville », ce dispositif permet de respirer un air plus pur qu’à l’extérieur…
  • Il a été mis au point par ENS Clean Air d’après une technique utilisée pour lutter contre les épidémies porcines au Pays-Bas en 2007.

Vous aviez l’habitude de partir dans l’arrière-pays pour prendre une bouffée d’oxygène. Désormais, vous pouvez glisser dans l’ascenseur, direction les sous-sols du parking Sulzer à Nice ou du parking Gray d’Albion à Cannes. Paradoxal ? Un peu… Surtout quand l’air à l’extérieur a été pollué, en partie, par les véhicules qui stationnent ici. Les purificateurs d’air installés récemment par Interparking permettent de neutraliser jusqu’à 70 % des particules, 40 % des particules fines et 20 % des particules ultrafines. Des données relevées par Airscan.

« On pourrait presque parler de bar à oxygène », sourit Roland Cracco, président directeur général d’Interparking, qui assure « ne pas avoir attendu que Greta crie sur les grands de ce monde pour réagir ». Les particules récupérées sont stockées, puis sont utilisées dans le procédé de fabrication du ciment ou détruites dans un centre spécialisé.

Le parking, « the new place to breath»
Le parking, « the new place to breath» - J.Hauvel / ANP / 20 Minutes

Des fermes porcines hollandaises aux parkings azuréens

Le purificateur « Aufero » a été conçu par la société ENS Clean Air, avec pour point de départ l’épidémie de staphylocoque doré résistant à la méticilline (SARM) dans les élevages porcins des Pays-Bas en 2007.

« La bactérie SARM se propageait principalement à travers la poussière. Les germes s’attachaient à cette poussière. En éliminant les particules de poussière de l’air, vous enleviez également les germes », explique la CEO Lia van de Vorle. « Ce principe a ensuite été adapté à l’industrie et aux infrastructures », ajoute sa fille Esmée van de Vorle, managing director d’ENS.

Sur un plan technique, le « poumon dans la ville » fonctionne par ionisation positive, un procédé à faible consommation d’énergie et sans émission de particules. Une machine est nécessaire pour 100  véhicules.

La ville de Nice veut « s’inspirer de cette initiative privée »

Interparking a affirmé vendredi sa volonté de « continuer à placer ce type de machine dans ses autres parkings de la Côte d’Azur ».

De son côté, Christian Estrosi, maire de Nice et président de la Métropôle Nice Côte d’Azur, a déclaré avoir demandé « le lancement d’une étude en vue d’en équiper l’ensemble des parkings publics de la Régie Parc d’Azur, ainsi que les parcs-relais ».

Il prévoit également de lancer une étude « pour vérifier si la législation publique permet aux maires de prendre des arrêtés afin d’obliger les lieux qui accueillent du public à utiliser ce type de dispositif ».