Nice : Des militants de Greenpeace interpellés après une deuxième action coup de poing

EN GARDE A VUE Huit personnes ont été placés en garde à vue pour des « dégradations »

Fabien Binacchi

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Une action de Greenpeace pour dénoncer la pollution de l'air (Illustration)
Une action de Greenpeace pour dénoncer la pollution de l'air (Illustration) — A. Ighirri / 20 Minutes

Ils ont été arrêtés aux aurores ce lundi matin. Huit militants de l’antenne niçoise de Greenpeace et de l’association ANV Nice (Action non-violente – Cop21) ont été placés en garde à vue pour des « dégradations ». Ils participaient, comme il y a deux semaines, à « des activités d’affichage de messages contre la pollution de l’air dans la ville », rapporte l’ONG écologique, dénonçant une interpellation « inacceptable et scandaleuse ».

La nuit du 5 au 6 janvier, des inscriptions au pochoir ou via des autocollants sur le mobilier urbain alertaient sur la « ville polluée ». « #On veut respirer », « De l’air ! », « Stop diesel », étaient-ils aussi écrits, également sur la devanture de la permanence « des amis du maire ». Christian Estrosi avait annoncé sa volonté de porter plainte avant de se rétracter. Il n’y avait pas eu d’interpellations cette fois-là.

« Des méthodes d’intimidation grandissantes »

« Cette mise en garde à vue est inacceptable et scandaleuse », a condamné Sarah Fayolle, chargée de campagne transport pour Greenpeace France, selon qui « elle symbolise une hostilité et des méthodes d’intimidation grandissantes envers les militants, particulièrement visibles à Nice ces dernières semaines ».

Selon l’association, les bénévoles interpellés intervenaient « dans le cadre d’une campagne nationale de Greenpeace France pour demander aux candidats aux élections municipales de s’engager contre la pollution de l’air liée au trafic routier ».