Nice : Avis favorable à l’extension de l’aéroport, les opposants prêts à attaquer en justice

TRANSPORTS Le Collectif citoyen 06 assure que si le préfet signe un permis de construire, il l’attaquera en justice pour en obtenir l’annulation

20 Minutes avec AFP
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L'extension permettrait d'augmenter la capacité annuelle de l'aéroport de 4 millions de passagers
L'extension permettrait d'augmenter la capacité annuelle de l'aéroport de 4 millions de passagers — Aéroports Côte d'Azur

Elle a tranché. La commission d'enquête constituée pour donner son avis sur le projet d'extension de l'aéroport de Nice a rendu un avis favorable, préléable à un éventuel permis de construire qu'une association d'opposants, s'est dit prêt à attaquer en justice.

Dans son avis, la commissaire-enquêtrice nommée par le tribunal administratif assortit toutefois son aval de réserves, portant notamment sur le suivi de l'avifaune voisine et sur l'étude de l'évolution des gaz à effet de serre.

L'avis relève que le projet d'extension, pour un total de 25.000 m2, «est remis en cause par les administrés dans sa globalité», mais «non pour le projet en lui-même, objet de cette enquête, mais pour ce que représente cette infrastructure». «La majorité des personnes ne souhaitent plus que l'aéroport se développe et préconisent une décroissance de son activité», note l'enquêtrice.

«Un projet anachronique»

«Les tenants de ce projet indiquent qu'ils ne font qu'accompagner la croissance du trafic, mais en fait ils la suscitent», estime Airy Chrétien, un ancien commandant de bord qui a cofondé il y a un an le Collectif citoyen 06 qui s'oppose à cette extension.

«C'est un projet anachronique et contraire aux intérêts du territoire dans un contexte d'urgence climatique», estime-t-il, tablant sur une augmentation de trafic de 50% d'ici à dix ans, avec plus de sept millions de passagers supplémentaires, si le projet est réalisé. L'aéroport devrait en avoir accueilli 14 millions cette année.

Le Collectif citoyen 06 assure que si le préfet signe un permis de construire, il l'attaquera en justice pour en obtenir l'annulation. Le préfet a jusqu'au 11 février pour se prononcer.