Côte d’Azur : Tout savoir sur le pass Sudazur, le super abonnement de transports qui arrivera le 1er janvier

TRAIN, TRAM ET BUS La même carte sera valable dans tous les modes de déplacement avec la possibilité de s'abonner à une ou plusieurs zones

Fabien Binacchi

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Le pass sera valable dans tous les modes de transport (Illustration)
Le pass sera valable dans tous les modes de transport (Illustration) — ANP / 20 Minutes
  • Après une expérimentation réussie sur la métropole Aix-Marseille, la région lance un pass intégral pour les transports des Alpes-Maritimes.
  • En service à partir du 1er janvier 2020, le pass Sudazur proposera de choisir parmi sept zones.
  • Pour 80 euros par mois, les usagers auront droit d'emprunter le train, les bus et les trams sur l’ensemble des zones.

« Enfin, on a notre propre 'pass Navigo' avec un nom beaucoup plus beau. » Philippe Tabarot arborait un très large sourire ce lundi. Le vice-président de la région en charge des transports avait fait le déplacement à Nice pour présenter avec le maire (LR) Christian Estrosi le Pass Sudazur, « après quatre ans de travail » pour accorder tous les acteurs et gérer l’interopérabilité de la billettique.

Ce super abonnement, qui arrive après une première expérimentation régionale réussie sur la métropole Aix-Marseille, permettra dès le 1er janvier de voyager en illimité dans une ou plusieurs zones des Alpes-Maritimes (et bientôt Monaco), quel que soit le mode de déplacement : tram, train, bus… Concrètement, comment ça va marcher ?

Comment va fonctionner ce pass Sudazur ?

Si vous travaillez à Cannes au départ des hauteurs de Nice, vous n’aurez plus besoin de deux cartes différentes pour Lignes d’Azur et le réseau TER. Avec le pass Sudazur, vous aurez même le droit d’embarquer à bord des trains des Chemins de fer de Provence et des cars de la région. Reste à savoir, ce que vous mettrez dans votre carte.

Les sept zones du Pass Sudazur
Les sept zones du Pass Sudazur - Région Paca

Il sera ainsi possible de choisir de s’abonner pour une zone, deux, trois ou la totalité parmi sept secteurs délimités : Pôle Azur Provence, Pays de Lérins, Sophia-Antipolis, Nice Côte d’Azur, Monaco (dès septembre 2020), Riviera française et Alpes Azur Estéron. Cette offre ne remplace pas les abonnements déjà proposés par chaque acteur du transport.

Où s’abonner et à quel prix ?

En vente dès le 20 décembre auprès de n’importe quelle autorité organisatrice de transports du département, le pass Sudazur sera utilisable dès le 1er janvier 2020 et rechargeable tous les mois dans un premier temps. « Il sera possible de choisir le prélèvement automatique plus tard dans le courant de l’année prochaine », précise le président de la métropole Nice Côte d’Azur Christian Estrosi (LR), qui annonce un « vrai gain pour le pouvoir d’achat ».

Utiliser tous les transports disponibles sur le territoire d’une des sept zones coûtera entre 27 et 48 euros par mois. Pour deux zones contiguës, il faudra compter 63 euros, trois zones 73 euros et la totalité 80 euros. « Un habitant de Cagnes-sur-Mer qui prend le train et le tram payait 32,30 euros pour le TER et 33 euros pour Lignes d’Azur, soit 65,30 euros. Il paiera 17,30 euros de moins avec le pass Sudazur sur une zone », a détaillé Christian Estrosi.

Renseignements pris auprès de la métropole niçoise, « il n’existe pas de tarifs réduits à ce jour ». Cette offre est unique pour tous les publics.

Pourquoi Monaco viendra après ?

La ministre de l’Équipement, de l’Environnement et de l’Urbanisme de la Principauté était également en mairie de Nice ce lundi. Marie-Pierre Gramaglia est venue confirmer que Monaco serait bien intégré au dispositif, mais dans un second temps.

Le réseau ne sera accessible qu’à partir de septembre 2020 à cause d’une « raison technique qui concerne les lignes de bus », a-t-elle expliqué, précisant que le gouvernement monégasque comptait réduire de 20 % d’ici à 2030 le nombre de véhicules légers qui transitent chaque jour sur ses routes (70.000 aujourd’hui).

Comment les différents acteurs vont-ils se répartir les recettes ?

Avec les contraintes techniques liées à l’utilisation d’un seul pass sur différents réseaux, c’est la question de la répartition des recettes entre les différentes autorités organisatrices de transport qui aura nécessité le plus important travail préparatoire.

« Elle se fera entre réseaux, trimestriellement et au réel, selon une formule de calcul qui sera réactualisée chaque année », a expliqué Christian Estrosi.