« La Côte en rando » fait découvrir les montagnes de la Côte d’Azur

PLEIN LES YEUX En ski de randonnée ou à pied, Julien Depagneux, 25 ans, parcourt les sommets des Alpes-Maritimes et du Var. Il en tire des vidéos qui suscitent l’émerveillement de ses abonnés

Jonathan Hauvel

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Julien Depagneux fait découvrir les montagnes de la Côte d'Azur avec La Côte en rando.
Julien Depagneux fait découvrir les montagnes de la Côte d'Azur avec La Côte en rando. — Julien Depagneux
  • La saison de ski a débuté dans les stations des Alpes-Maritimes.
  • Julien Depagneux a pris de l'avance pour fournir des images magnifiques à ses suiveurs des montagnes de la Côte d’Azur.
  • Il a emmené aussi ses fans en Norvège et projette de leur faire découvrir les Dolomites cet hiver.

Le 17 novembre, ça fartait déjà pour lui à Isola 2000 ! Julien Depagneux, Antibois de 25 ans, a débuté la saison de glisse un peu avant tout le monde. Logique pour cet adepte de ski de randonnée qui a lancé La Côte en rando, un projet à travers lequel il fait découvrir les montagnes de la Côte d’Azur en images.

L’histoire commence par une blessure bénigne en 2017. « Je m’étais fait une entorse au pied lors d’un foot entre potes. Du coup, mon kiné m’a dit : “Va faire de la randonnée, c’est la meilleure rééducation que je puisse te prescrire.” Comme je faisais déjà pas mal de vidéos, je me suis dit pourquoi pas faire un petit format pour fusionner mes deux passions que sont l’image et la montagne. »

Pour l’épisode 1, celui qui a grandi à La Trinité part avec dix amis sur les hauteurs de Gourdon, dans les Alpes-Maritimes. Après publication, la conversation s’engage avec sa communauté. « Les gens étaient en demande. Ils me questionnaient pour savoir où j’étais parti, quel itinéraire j’avais pris, etc. » Au total, seize sorties sont immortalisées en vidéo et archivées sur son site lors de la première saison.

Puis arrive l'hiver 2017. Dès novembre de cette année-là, Julien Depagneux décide de consacrer la saison 2 de La Côte en rando au ski de randonnée. Il arpente ainsi les sommets du Mercantour, avant d’en descendre les pentes enneigées. Ses abonnés, eux, sont de plus en plus nombreux.

Cette photo a permis à Julien Depagneux de gagner un séjour de ski de randonnée en Norvège.
Cette photo a permis à Julien Depagneux de gagner un séjour de ski de randonnée en Norvège. - Julien Depagneux

De la glisse au cœur des fjords norvégiens

Grâce à un concours photo et aux nombreux votes de ceux qui le suivent, Julien Depagneux est parti skier au cœur des fjords norvégiens l'hiver dernier. « On naviguait sur un bateau, puis on s’arrêtait pour aller gravir les montagnes et on les redescendait au milieu de paysages incroyables », se remémore le jeune créateur. De cette expérience, il en a tiré un film d’une vingtaine de minutes qu’il diffusera en avant-première le 12 décembre dans un magasin de matériel outdoor, avant de le publier sur les réseaux sociaux.

Ambassadeur pour la marque Millet et pour le CTC (Community Touring Club), courtisé par les marques, l’ingénieur en informatique chez Amadeus fait attention à ce que les sollicitations aient du sens. « Il faut que ça reste dans ma ligne éditoriale et que ça puisse servir ma communauté. Je veux rester authentique. » En parallèle, Julien Depagneux a créé Dahu Films, une société de production de contenus digitaux sur la montagne. Quant à quitter son travail pour se consacrer aux activités de montagne, il n’y a qu’un pas qu’il ne souhaite pas franchir. « J’aime ces deux facettes de ma vie. Pour l’instant, c’est un équilibre que je veux garder. D’un côté, je vais en montagne quand j’en ai envie, comme j’en ai envie ; de l’autre, mon travail me permet de financer mes aventures. »

Pour cette nouvelle saison, Julien Depagneux a le regard fixé vers de nouvelles cimes. « Un des objectifs de l’année est de faire un séjour dans les Dolomites en Italie, comme j’ai pu le faire en Norvège. Après, en ski de rando, j’arrive à un stade qui nécessite de passer à l’étape supérieure, c’est-à-dire le ski-alpinisme. J’ai déjà grimpé un couloir en alpinisme avec le Club alpin français de Saint-Laurent-du-Var en mars. C'était bien mais il me manquait la descente à ski, qui est ce que j’aime. »

Au ski, ne perdez pas le sens du mot vacances