Nice: Le financement participatif fait sa rentrée sur les bancs de la fac

ECONOMIE La Fondation Université Côte d’Azur va lancer sa plateforme pour les étudiants, une première en France

Mathilde Frénois

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La plateforme de financement
ouvrira la semaine prochaine.
La plateforme de financement ouvrira la semaine prochaine. — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes
  • D’un côté, les étudiants publieront et détailleront leurs projets sur une plateforme.
  • De l’autre, des particuliers et des entreprises peuvent investir et miser sur l’avenir de ces projets.

C’est une idée tout droit venue des campus anglo-saxons qui est expérimentée sur les bancs de la faculté de Nice. La fondation Université Côte d’Azur lance la semaine prochaine sa propre plateforme de financement participatif étudiante. Une première en France.

Comment ça marche ? D’un côté, les étudiants publieront et détailleront leurs projets sur une plateforme. De l’autre, des particuliers et des entreprises peuvent investir et miser sur l’avenir de ces projets. « Quand on veut chercher des fonds, l’argent ne tombe pas du ciel, dit Vincent Tricard, directeur de la fondation. L’objectif, c’est de commencer à impliquer les étudiants et de les coacher pour la partie sur la levée de fonds. »

Quatre projets sélectionnés

Pour le moment, quatre projets ont été sélectionnés par les facultés et les membres de l’Université Côte d’Azur. Parmi eux, un voyage d’étude pour une petite promotion, un événement sportif avec les étudiants de Staps, un programme lié au handicap et une plateforme technologique sur la santé développée par des chercheurs. Tous visent des sommes entre 2 000 et 15.000 euros. « Les projets visibles sur cette plateforme iront au bout, assure Vincent Tricard. Les donateurs ne verront pas leurs dons rétribués. L’université pourra combler le vide, s’il existe. »

Pour le moment, ce mode de fonctionnement n’est pas dans les mœurs des universités françaises. « Les étudiants devront diffuser au maximum sur les réseaux avec des messages percutants sur Facebook, LinkedIn Twitter, détaille-t-il encore. On va toucher le grand public : le papa, la maman, le frère, le collègue de travail de la maman. J’ai été diplômé d’une université canadienne et je sais que ça marche très bien dans les pays anglo-saxons. » Lancement dans une semaine, après les vacances scolaires.