Villeneuve-Loubet : Pour recruter ses nageurs-sauveteurs, la ville finance leur formation

SUR LA PLAGE Elle offre le brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique (BNSSA) aux candidats locaux

Mathilde Frénois

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Une maître nageur sauveteur hisse le drapeau orange sur une plage de Marseille.
Une maître nageur sauveteur hisse le drapeau orange sur une plage de Marseille. — TSCHAEN/SIPA
  • Pour devenir nageurs-saveteurs sur les plages françaises, le brevet est obligatoire.
  • Villeneuve-Loubet propose de financer les 450 euros nécessaires à son obtention
  • En échange, le candidat s’engage à travailler au moins deux saisons consécutives sur les galets de Villeneuve-Loubet.

Les maillots de bain et les tongs à peine rangées, on pense déjà à l’été sur la Côte d’Azur. Villeneuve-Loubet prépare la prochaine saison estivale. La commune des Alpes-Maritimes offre le brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique (BNSSA) pour la surveillance de ses plages. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 30 novembre (à envoyer à lucie.rouillon@mairie-villeneuve-loubet.fr).

Avant, pour recruter ses nageurs-sauveteurs, Villeneuve-Loubet allait les chercher aux quatre coins de la France, de Bordeaux à Paris. Conséquence : la ville devait financer l’hébergement de ses employés. « Cela nécessitait des frais. Tant qu’à faire, on préfère faire profiter de cette somme investie les jeunes de la Côte d’Azur et leur offrir une formation qualifiante », expose Charles Luca, adjoint délégué à la jeunesse et à la politique de la ville de Villeneuve Loubet.

« Certains se révèlent »

Pour devenir nageurs-saveteurs sur les plages françaises, le brevet est obligatoire. Il coûte 450 euros à chaque candidat. Villeneuve-Loubet propose de le financer en intégralité. Simplement, le candidat avance 150 euros, un chèque qui sera remboursé en totalité en cas d’obtention, à moitié en cas d’échec. En échange, le candidat s’engage à travailler au moins deux saisons consécutives sur les galets de Villeneuve-Loubet, contre rémunération.

« Cela fait cinq ans que nous avons mis ce dispositif en place. Depuis tous nos nageurs sont du coin : de Biot, de la Colle-sur-Loup, de Villeneuve-Loubet, explique Charles Luca. Certains se révèlent vraiment. Ils finissent par devenir maître-nageur, par surveiller des piscines ou ils font tout autre chose. Mais au moins, ils ont eu un job d’été qualifiant. » La commune fait aussi un effort pour les nageurs-sauveteurs plus expérimentés. Elle prend en charge le recyclage du BNSS, qui périme au bout de cinq ans. Pour faire revenir les meilleurs sauveteurs sur sa côte.