Grasse : Des cas de parasitoses identifiés, des investigations lancées sur les réseaux d’approvisionnement en eau

ENQUETE Les témoignages se sont multipliés sur les réseaux sociaux depuis jeudi

Fabien Binacchi

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Un robinet d'eau ouvert (illustration).
Un robinet d'eau ouvert (illustration). — M.Libert / 20 Minutes
  • Depuis jeudi, des témoignages postés sur les réseaux sociaux font état de plusieurs cas de parasitoses à Grasse.
  • L’ARS confirme ce vendredi avoir identifié des cryptosporidioses, infections du tube digestif dues à un parasite appelé le cryptosporidium.
  • S'« il n’y a aucune mesure de restriction à la consommation de l’eau du robinet » pour le moment, des investigations sont lancées.

« Est-ce que des personnes habitant Grasse et buvant de l’eau du robinet se sentent barbouillées ? Beaucoup de cas autour de moi et des rumeurs… » Ce message peu rassurant n’est qu’un exemple parmi beaucoup d’autres publiés depuis jeudi sur les réseaux sociaux. Les habitants de la ville des parfums courraient-ils un risque en consommant de l’eau courante ? Un parasite serait-il transporté par le réseau ?

Le mystère s’est éclairci, un peu, ce vendredi. L’Agence régionale de santé (ARS) Paca a bien confirmé avoir identifié « 38 cas de cryptosporidioses [une infection du tube digestif due à un parasite appelé le cryptosporidium], entre le 7 octobre et le 12 novembre, dans le Var et l’ouest des Alpes-Maritimes », mais elle indique aussi qu'« il n’y a aucune mesure de restriction à la consommation de l’eau du robinet » pour le moment.

Des investigations lancées sur les réseaux d’approvisionnement

« La production et la distribution de l’eau potable restent sous surveillance et contrôle : à ce jour, aucune anomalie n’a été relevée », précise l’ARS, qui essaye d’en savoir plus sur l’origine de ces cas. Des investigations ont été lancées « au niveau des ressources alimentant les réseaux d’eau potable » et pour détecter « d’éventuelles défaillances lors de travaux ou d’interventions ayant pu altérer les canalisations ».

Dans l’attente, elle conseille aux personnes concernées par des diarrhées persistantes « de consulter leur médecin traitant afin d’effectuer d’éventuelles analyses complémentaires et d’adapter le traitement selon leur état de santé ». Après une cryptosporidiose, l’évolution vers la guérison se fait en général spontanément, mais l’infection peut être plus sévère chez une personne immunodéprimée, selon l’ARS.

Le maire (LR) de Grasse, Jérôme Viaud, qui a partagé le communiqué de l’ARS sur Facebook ce vendredi après-midi, a indiqué qu’il avait saisi l’organisme ainsi que la préfecture des Alpes-Maritimes dès qu’il a été « interpellé » par les « témoignages » publiés sur les réseaux sociaux.