Nice : Lassés des agressions, les agents verbalisateurs sont en grève ce mardi

MOUVEMENT SOCIAL La multiplication des agressions a déclenché ce mouvement social

M. F. et F. B.
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Les salariés de l'entreprise Moovia ont débrayé (Archives)
Les salariés de l'entreprise Moovia ont débrayé (Archives) — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes

Un pot de mayonnaise sur la tête, des claques sur la joue et des pierres lancées du deuxième étage. Selon Nice-Matin, les agents verbalisateurs de la ville de Nice en ont marre de ces agressions. Ils débrayent ce mardi pour dénoncer « les conditions de travail, le manque de dialogue social, d’assistance et de sécurité ».

Gaël Nofri, conseiller municipal délégué à la circulation et au stationnement, recevra la direction de Moovia ce matin à 11h pour s’assurer que le contrôle a quand même bien lieu, comme l’oblige le contrat qui lie la ville à la société. Les dix-huit employés de Moovia, une filiale de Transdev, sont en grève selon le quotidien local. Ce sont eux qui, depuis le 1er janvier 2018, dressent les forfaits post-stationnement, soit des PV, pour le compte de la ville de Nice.

Caméra-piéton et cahier de suivi

« Sur le volet sécurité, les agents ont été équipés de boutons d’alerte, explique Gaël Nofri à 20 Minutes. La police municipale intervient à chaque fois. Depuis le 1er janvier 2018, il y a eu 23 interpellations liées à des agressions mais toujours classées sans suite par le parquet. » Pour améliorer les relations entre les agents et les automobilistes, un cahier pour répertorier les agressions, une caméra-piéton et l’assistance de la police municipale sont demandés par les salariés-grévistes.