Jusqu’à vendredi, 40 cyclistes pédalent de Nice aux Saintes-Maries-de-la-Mer.
Jusqu’à vendredi, 40 cyclistes pédalent de Nice aux Saintes-Maries-de-la-Mer. — Plus Belle La Voie

VELO

Côte d’Azur : Des cyclistes veulent une piste pour relier Nice à la Camargue

Sur 450 km, seuls 33 % de cette « véloroute 65 » est aménagée

  • Ces cyclistes veulent une voie qui passerait par le bord de mer.
  • Pour promouvoir ce nouvel itinéraire protégé qui passe par Nice, Toulon et Marseille tout en traversant l’Estérel et le bord de mer varois, l’AF3V organise sa rando-cyclo : Plus Belle la Voie.
  • Jeudi, près de 40 de cyclistes ont enfourché leur guidon pour réaliser le parcours.

Et si on commençait à pédaler sur la promenade des Anglais pour arriver au cœur de la Camargue quelques jours plus tard ? C’est le rêve de l’ association AF3V. Elle milite pour la création d’une piste cyclable continue entre Nice et les Saintes-Maries-de-la-Mer, une voie protégée qui longerait la Méditerranée. Et il y a encore du boulot : sur 450 km, seuls 33 % de cette « véloroute 65 » est aménagée.

« C’est un trait d’union entre les trois métropoles Nice, Toulon et Marseille, pointe Jean-Yves Petit, président de l’association Ramdam, pour le développement du cyclisme. Cela offrira un itinéraire bis à ceux qui font la Méditerranée à vélo. » Car une voie existe bien entre l’Italie et l’Espagne, mais elle passe dans l’arrière-pays. Celle du bord de mer est hachée.

Vers « une continuité »

Pour promouvoir ce nouvel itinéraire protégé qui passe par Nice, Toulon et Marseille tout en traversant l’Estérel et le bord de mer varois, l’AF3V organise sa rando-cyclo : Plus Belle la Voie. Jeudi, près de 40 de cyclistes ont enfourché leur guidon pour réaliser le parcours. Arrivée prévue vendredi 13 septembre. « On demande une continuité et un jalonnement, pointe le délégué régional de l’association, Alain Michel. Nous allons rencontrer les maires et les élus locaux des villages traversés pour leur expliquer l’intérêt de cette voie cyclable. En termes de retombées économiques, notre région a l’un des plus forts potentiels de France. »

Attirer les cyclotouristes, c’est booster l’économie locale, la restauration, l’hôtellerie. Mais pas seulement. Les locaux aussi pourraient en profiter. « L’intérêt de ce parcours, c’est aussi le déplacement du quotidien, dit Jean-Yves Petit. Certaines pistes permettront de relier les collèges, les lycées en circuit sécurisé. Le but est de multiplier ces connexions. »