Municipales 2020 à Nice: Christian Estrosi menace de quitter Les Républicains

POLITIQUE Le maire sortant de Nice Christian Estrosi a dénoncé une « forme de sectarisme » après la décision du parti LR de ne choisir les candidats investis qu’à l’automne dans les villes à « conflit »

F.Bi. avec AFP
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Christian Estrosi au carnaval de Nice, le 16 février 2019.
Christian Estrosi au carnaval de Nice, le 16 février 2019. — Frederic DIDES/SIPA/SIPA

Candidat à sa propre succession, le maire LR de Nice Christian Estrosi a dénoncé ce mardi une « forme de sectarisme » et menacé de quitter son parti, qui ne décidera qu’à l’automne des investitures aux élections municipales dans les villes à « conflit ».

La capitale azuréenne est briguée par le sortant Estrosi mais aussi probablement par le député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti, qui préside la Commission nationale d’investiture (CNI) du parti. « Il est quand même curieux que dans une formation qui détient parmi les dix premières villes de France, deux d’entre elles, à savoir Toulouse et Nice, […] ne soient pas inscrites à l’ordre du jour » de la réunion mardi soir de la CNI, a déploré Christian Estrosi sur Radio Classique.

« J’entends garder toute ma liberté »

« Si quitter sa famille politique comme l’ont fait Valérie Pécresse et Xavier Bertrand ou ne pas la quitter vaut le même traitement, j’en tirerai peut-être les mêmes conséquences, a prévenu le maire de Nice. Je suis Républicain, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy n’ont jamais exigé de ma part de revendiquer cette étiquette dans mes élections précédentes et j’entends garder toute ma liberté. »

Le président par intérim de LR Jean Leonetti a indiqué ce mardi que le parti attendrait l’automne, et l’élection en octobre de son nouveau président, pour décider des investitures dans les villes à « conflit » comme Nice. « Quand on est faible, on ne se jette pas dans les bras de celui qui est fort. Un maire qui prend une étiquette LREM ne peut pas avoir l’investiture de LR », a expliqué Jean Leonetti.