VIDEO. Nice: On a relié Garibaldi à l’aéroport (via le tunnel du tramway) en moins de 40 minutes

INAUGURATION « 20 Minutes » a embarqué dans la première rame qui a circulé en souterrain ce vendredi et le maire de Nice avait amené son chrono

Fabien Binacchi

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Première plongée dans la station Jean-Médecin
Première plongée dans la station Jean-Médecin — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes
  • Le premier tronçon souterrain de la ligne 2 du tramway de Nice est inauguré ce vendredi entre les stations Jean-Médecin et Magnan.
  • 20 Minutes a pu tester « l’interconnexion » entre les lignes 1 et 2 en se rendant à l’aéroport de Nice depuis la station Garibaldi.
  • Le trajet a duré 38 minutes avec quelques minutes de marche entre les deux lignes.

Christian Estrosi ne lâche pas l’heure des yeux. « Nous partons de Garibaldi et il est 13h11. On verra combien de temps on mettra pour rejoindre l’aéroport », annonce-t-il aux VIP et à la presse massés à l’avant d’une rame de la ligne 1 du tramway de Nice. Arrêt à Nicétoile pour tester l’interconnexion avec la ligne 2, dont le premier tronçon souterrain est inauguré ce vendredi après-midi.

Quelques secondes de marche et première descente dans la station Jean-Médecin. On hume la toute fin des travaux. Odeurs de plâtre et de béton se mêlent. Un coup de jet d’eau vient juste d’être mis sur les dalles qui recouvrent le sol. En bas de la mezzanine, une rame rouge et ocre est prête à partir. Dans l’imposante salle que les usagers pourront découvrir sans ticket dès 16h (les lignes 1 et 2 sont accessibles gratuitement jusqu’à dimanche soir), un aigle en bronze accueille ce premier départ.

« Nous sommes à 70 km/h dans le tunnel »

« Allez, allez, on embarque, il faut démarrer », sourit le maire de Nice, les yeux toujours rivés sur son chrono. C’est fait le tramway circule sous le boulevard Victor-Hugo. Quelques secondes plus tard. Christian Estrosi interrompt sa conversation. La rame accélère. « Voilà, nous sommes à 70 km/h. C’est là que se joue la rentabilité du tunnel », explique-t-il.

Coup de chaud. Juste après la station Alsace-Lorraine, la voiture freine et s’arrête en pleine voie. Elle redémarre après quelques instants. « La transition ne s’est pas faite entre le pantographe [l’alimentation est aérienne à l’intérieur du tunnel] et la batterie [qui permet de rouler en surface avec un rechargement à chaque station] », explique un technicien. Rodage, derniers réglages ?

La course se poursuit et l’on commence à apercevoir de la lumière. Le tramway attaque sa remontée en surface et atterrit à Magnan. Quelques kilomètres plus tard, Saint-Augustin et bientôt l’aéroport. « Il est 13h49 et nous sommes au Terminal 1, annonce Christian Estrosi. Nous avons mis 38 minutes en partant de Garibaldi et en changeant de rame. Nous sommes même un peu en avance sur ce que nous avions prévu. » En précisant tout de même que la rame n'a pas marqué l'ensemble des arrêts...

Le coût « exorbitant » d’un tracé en souterrain

Cinq minutes plus tard, arrivée au Terminal 2. Là, d’autres invités attendent de pouvoir bénéficier d’une avant-première dans l’autre sens. Patrick Allemand, conseiller municipal et métropolitain d’opposition, a fait savoir qu’il ne serait pas du voyage. Une décision prise après avoir « contesté et combattu l’option choisie en souterrain, notamment pour son coût exorbitant », explique l’élu, reconnaissant que « la connexion entre les lignes 1 et 2 du tram est une avancée pour le maillage des transports publics à Nice ».

La facture globale des lignes 2 et 3 (qui doit relier l’Allianz Riviera en novembre) avoisine le milliard d’euros. La mise en service de l’autre partie du tunnel, entre Jean-Médecin et le port de Nice, annoncée pour décembre, devrait permettre de proposer un trajet du bassin Lympia à l’aéroport de Nice en 26 minutes, selon la métropole.