Cagnes-sur-Mer : La mairie oublie la famille de Renoir pour le centenaire de la mort du peintre

LA BOULETTE « Nous faisons partie des bannis », a dénoncé l’arrière-petit-fils de l’un des chefs de file de l’impressionnisme

F.B. avec AFP

— 

Un autoportrait d'Auguste Renoir.
Un autoportrait d'Auguste Renoir. — CHRISTOPHE ENA/AP/SIPA

Son arrière-petit-fils est monté au créneau. La famille de Pierre-Auguste Renoir, mort il y a 100 ans, a été oubliée des commémorations organisées en hommage au peintre à Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes), où il a passé ses vieux jours.

Jacques Renoir, 76 ans, se plaint de ne pas avoir été convié au vernissage de l’exposition exceptionnelle présentée jusqu’au 22 septembre au Domaine des Collettes, dans la maison de l’artiste aujourd’hui transformée en musée.

« Je ne sais pas ce qui s’est passé », avoue le premier adjoint

« Nous faisons partie des bannis […] alors que nous avons beaucoup fait pour que la mairie hérite de la maison », regrette Jacques Renoir. Le descendant, qui a grandi là, est affairé à l’organisation d’une contre-exposition, intitulée « Salon des refusés ».

Il raille une célébration « un peu improvisée » et « l’incompétence de la mairie en matière culturelle » qui fait de « ce centenaire est une série de mesurettes ». « Nous n’avons pas voulu faire un événement coup d’éclat mais quelque chose qui se déroule toute l’année et pour les Cagnois, du 3 janvier au 3 décembre, à la mesure de nos moyens », répond Roland Constant, le premier adjoint au maire, qui confirme le malaise mais assure qu’il n’y avait « pas de volonté d’éviction ». « Je ne sais pas ce qui s’est passé », dit.il.

Le prochain temps fort de cette année Renoir sera la reconstitution de son atelier d’été, dévoilé au public en septembre la veille du traditionnel déjeuner sur l’herbe en costumes d’époque, qui rallie les Cagnois chaque année dans la propriété.