Chute de Geneviève Legay: Les ordres de la police n'ont pas été suivis par les gendarmes

MANIFESTATION Le commissaire de police Rabah Souchi avait donné l'ordre de charger

M.Fr.

— 

Geneviève Legay avant la charge des policiers, samedi à Nice.
Geneviève Legay avant la charge des policiers, samedi à Nice. — M. Frénois / ANP / 20 Minutes

Ils n’ont pas suivi les mêmes ordres. Le samedi 23 mars sur la place Garibaldi de Nice, les policiers ont chargé les « gilets jaunes » pour disperser la manifestation interdite, blessant la militante Geneviève Legay. Mais selon un rapport des gendarmes dévoilé par Médiapart, ces derniers auraient refusé de participer aux opérations du commissaire de police Rabah Souchi.

Les divergences de réactions face aux « gilets jaunes » sont consignées dans un compte rendu d’opérations de maintien de l’ordre. Y est mentionnée une « foule calme » qui a dû faire face à des consignes « disproportionnées ». Selon le pure-player, les gendarmes estiment qu’il n’y avait pas « nécessité absolue d’utiliser les armes pour charger cette foule ».

Fractures au crâne

Geneviève Legay avait été bousculée dans la charge des policiers. Après deux mois d’hospitalisation pour des fractures au crâne, elle a pu regagner son domicile. Le procureur de la République de Nice avait dans un premier temps expliqué qu’il n’y avait eu aucun contact direct entre la victime et les policiers, avant d’admettre le contraire.

La question des violences policières est au cœur de cette affaire. Et ce document des gendarmes pourrait apporter une pièce au dossier, Geneviève Legay ayant déposé deux plaintes pour « violence volontaire et complicité de violence volontaire » et pour « subornation de témoins, faux et usage de faux et dissimulation de preuve ».