Nice: Elle crée «la boîte à limites» pour réguler le temps passé devant les écrans

NUMERIQUE Les enfants apprennent à gérer le nombre de parties de jeux vidéo et de dessins animés qu’ils regardent

Mathilde Frénois

— 

L’idée de Natacha Didier, c’est de réguler le temps d’écran de ses enfants.
L’idée de Natacha Didier, c’est de réguler le temps d’écran de ses enfants. — M. Frénois / ANP / 20 Minutes
  • Le kit est à installer sur le frigo de la cuisine.
  • Les « bons pour un dessin animé » et « bons pour une partie de jeu » rythment la semaine. Un planning et un minuteur permettent de réguler le temps d’écran.
  • Natacha Didier a financé une partie de son prototype grâce au crowdfunding.

« Maman, est-ce que je peux jouer ? Ce matin avant l’école ? Et ce soir ? » Ces questions, Natacha Didier les a entendues en boucle. Inspirée par son quotidien, cette maman de trois enfants vient de lancer la « boîte à limites », sorte de jeu de société pour apprendre « à gérer le temps d’écran ».

Natacha Didier est partie de sa propre expérience. Face aux demandes insistantes de son fils de 10 ans, elle a mis en place « un système maison ». Des tickets qu’elle a collés sur le frigo, chacun d’entre eux donnant droit à 30 minutes de console ou à une heure de dessins animés. Un temps géré par un minuteur. « Je me suis rendu compte que le problème venait de nous, les parents, car on n’avait pas défini de règles, décode a posteriori Natacha Didier. Ce système est un moyen ludique pour que l’enfant identifie les règles. »

Un planning et un minuteur

Après un financement participatif à hauteur de 4.000 euros et six mois de développement, la mère de famille tient en main son prototype. Les « tickets » ont été remplacés par des « bons pour un dessin animé » et des « bons pour une partie de jeu ». Un planning de la semaine et un minuteur sont également à aimanter sur le frigo dans la cuisine, « lieu au cœur de la famille ».

« Il est important de fixer des limites car l’excès d’écran peut avoir des conséquences psychiques et psychologiques sur l’enfant. Ça peut avoir un impact sur son niveau scolaire, son sommeil, sa sociabilisation. » Fabriquées en France, les « boîtes à limites » sont vendues à partir de 22 euros. La maman espère en commercialiser 1.000 à partir de ce mois de juin. Et si les limites de la semaine ont été respectées, l’enfant remporte une activité à faire avec ses parents mais… « sans écran ».