Nice: Les aires de livraison ouvertes aussi au stationnement (sous conditions)

CIRCULATION La mairie alerte sur l’obligation de respecter les créneaux horaires, sous peine d’enlèvement

Fabien Binacchi

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Garée en dehors des créneaux fixés, une voiture est enlevée rue Gioffredo
Garée en dehors des créneaux fixés, une voiture est enlevée rue Gioffredo — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes
  • Depuis lundi, les aires de livraison de la ville de Nice sont ouvertes au stationnement entre 12h et 4h du matin.
  • Ces créneaux ne sont pas toujours respectés par les automobilistes.
  • Le nombre d’enlèvements de véhicules s’envole.

Trop tard pour cet automobiliste. Sa voiture, laissée sur une aire de livraison de la rue Gioffredo, a été embarquée jeudi sur les coups de 7 h. Depuis le début de la semaine, ces espaces, au nombre de 400 à Nice, sont également utilisables pour le stationnement des particuliers.

Mais les conditions sont strictes (uniquement entre midi et 4 h du matin) et jusque-là pas toujours respectées. En quatre jours, 29 enlèvements en fourrière ont été ordonnés et des PV ont été dressés.

« Ne pas impacter l’activité économique »

« Nous avons négocié avec les professionnels pour libérer l’équivalent de 1.000 places supplémentaires pendant ces créneaux. Et il faut absolument qu’ils soient respectés pour que l’activité économique ne soit pas impactée, a expliqué à l’occasion d’une visite sur le terrain Gaël Nofri, conseiller municipal délégué au stationnement. Il ne faut pas que l’on se retrouve avec des camions de livraison en pleine voie qui pénaliseraient encore la circulation déjà compliquée. »

Attention non plus à ne pas confondre ces espaces « livraison » autorisés, délimités par des pointillés avec les autres 28 zones pérennes où le stationnement n’est pas du tout permis, note aussi l’élu. Une signalétique supplémentaire est en cours de pose pour éviter les confusions.

Davantage de roulement sur les places de parking

Ces nouvelles possibilités de parking, assujetties aux mêmes règles que les autres places payantes de la ville, s’ajoutent aux 10.000 déjà existantes. Elles représentent donc une nouvelle offre non négligeable et devraient continuer à fluidifier la rotation des véhicules, voulue par la mairie, et à limiter les « voitures ventouses ».

« Avant la réforme du stationnement payant [confié à un privé depuis 2017], nous avions 0,8 voiture par place et par jour. Nous en sommes aujourd’hui à 4,1 véhicules par place et par jour », avance Gaël Nofri.