VIDEO. Geneviève Legay: La manifestante blessée demande à Macron «de prendre en compte les souffrances du peuple»

REACTION La militante d’Attac a tenu a adressé un message au président de la République

F.B. avec AFP

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Geneviève Legay, militante «sur tous les fronts» pendant la manifestation samedi place Garibaldi à Nice.
Geneviève Legay, militante «sur tous les fronts» pendant la manifestation samedi place Garibaldi à Nice. — M. Frénois / ANP / 20 Minutes

« Je voudrais que vous preniez en compte les souffrances du peuple, que vous écoutiez les souffrances de gens. » Ces mots sont adressés à Emmanuel Macron. Et c’est Geneviève Legay qui les a prononcés lundi. Assise dans un fauteuil roulant à l’hôpital niçois où elle est soignée, la militante d’Attac blessée lors d’une charge de police a lu un message à l’adresse du président de la République. « Quelle est votre réponse pour les victimes des violences policières qui vont crescendo ? », a-t-elle interrogé.

« J’ai une pensée particulière pour Zineb Redouane qui est morte à Marseille après avoir reçu une grenade. Personne n’en parle plus, c’est inacceptable », a jugé Geneviève Legay. Le 2 décembre, cette femme de 80 ans était décédée d’un arrêt cardiaque après avoir été frappée au visage par un plot de grande lacrymogène en fermant ses volets, durant des incidents lors d’une manifestation.

« Pour la liberté de manifester »

Expliquant avoir été présente au rassemblement du 23 mars « pour la liberté de manifester », la septuagénaire a indiqué « y être allée pacifiquement ». Geneviève Legay, qui souffre de côtes cassées et de fractures au crâne, a répété qu’elle « pensait avoir reçu un coup de matraque ». Elle a indiqué qu’elle avait des vertiges et précisé que les médecins lui avaient dit qu’elle pourrait sortir « d’ici une quinzaine de jours ».

Un policier a admis l’avoir repoussée du bras, tout en disant avoir respecté les ordres. Une information judiciaire a été ouverte à Nice pour « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique ». Son dépaysement a été demandé par l’avocat de la famille de la victime qui dénonce la partialité du parquet.