VIDEO. Côte d'Azur: Une expo pour que le métier d'ingénieur s'écrive au féminin

EXPOSITION Pour plus de parité dans cette profession, dix femmes participent à une exposition

Mathilde Frénois

— 

A Sophia-Antipolis, une exposition met en lumière les ingénieures.
A Sophia-Antipolis, une exposition met en lumière les ingénieures. — M. Frénois / ANP / 20 Minutes

Elles s’appellent Christelle, Daniela et Charlotte. Toutes sont ingénieures. Si leurs prénoms sont si importants, c’est que les femmes sont rares dans le milieu des sciences. En 2018, elles ne représentaient que 20,5 % des ingénieur(e)s en poste. Alors, avec sept autres femmes, Christelle, Daniela et Charlotte ont posé sous l’objectif d’Aurélie Macarri. Jusqu’au 27 avril au Learning centre SophiaTech de Sophia-Antipolis, elles racontent leurs parcours dans ce métier, loin de rimer avec parité et mixité.

« Je ne pense pas qu’il soit plus difficile d’être une femme qu’un homme dans le milieu des sciences informatiques, mais on doit tout de même parfois faire face au sexisme ordinaire banalisé », témoigne Katy Blanc, ingénieure en intelligence artificielle. C’est que, dans certaines spécialités, la proportion de femmes est inférieure à 10 %. C’est le cas en informatique ou en électronique. « Les filles représentent 50 % des bacs S et réussissent mieux, pointe Véronique Van de Bor, chargée de mission égalité hommes-femmes à l’université Côte d’Azur. Mais on s’aperçoit qu’après le bac, on les perd. Elles ne représentent que 28 % des étudiants dans les écoles d’ingénieurs. Beaucoup s’autocensurent. »

« S’identifier et se lancer »

Un sentiment que l’exposition compte déjouer. « L’idée derrière, c’est de pouvoir proposer des rôles modèles aux jeunes femmes pour qu’elles s’en inspirent. Elles pourront s’identifier et se lancer », espère-t-elle. Pour arriver à cette mixité dont la progression « stagne », l’université débloque des moyens pour casser les stéréotypes de l’école primaire au lycée.

Des ateliers techniques, d’informatique et de programmation sont organisés. Les portails d’orientation et les plaquettes d’information qui présentent les filières sont modifiés pour motiver d’autres Christelle, Daniela et Charlotte.