Villefranche: L'épave d'une petite embarcation retrouvée dans la rade date du XVIe siècle

ARCHEOLOGIE Elle avait été découverte en 2014

Mathilde Frénois

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Une épave du XVIe siècle a été retrouvée dans la rade de Villefranche.
Une épave du XVIe siècle a été retrouvée dans la rade de Villefranche. — Teddy Seguin

Elle patientait sagement dans la rade de Villefranche-sur-mer depuis… le XVIe siècle. Une épave retrouvée en Méditerranée en 2014 vient de livrer une partie de son secret, une expertise au carbone étant parvenue à dater l’embarcation. Une révélation qui permet d’en savoir plus sur l’histoire de ce bateau qui a traversé les âges.

« C’est une épave qui est petite et modeste. Elle est assez abîmée car elle subit les effets du mouillage sauvage de la rade de Villefranche, explique à 20 Minutes Souen Fontaine, archéologue maritime responsable du littoral de la Région Sud Est. Elle n’est pas spectaculaire. Mais elle a l’immense mérite d’être l’épave d’une petite embarcation qui servait de navette ou qui était un bateau de pêche. » C’est la combinaison entre sa petite taille et son époque qui rend exceptionnelle sa découverte.

Les recherches dans la rade de Villefranche-sur-mer.
Les recherches dans la rade de Villefranche-sur-mer. - Teddy Seguin

« Protéger les vestiges »

« On connaît bien les grands navires, moins les petites embarcations. Autant des bateaux du XIXe, on en découvre régulièrement, du XVIe moins, pointe l’archéologue. Le résultat est impressionnant de par sa datation du XVIe siècle. » Six épaves de la période moderne (XVIe -XVIIe siècle) ont déjà été retrouvées naufragées dans la rade. Parmi elles, les navires de la Lomellina, une nave génoise coulée en 1516, et de la Sainte-Dorothéa, un navire de commerce d’origine danoise coulé en 1693.

La suite des recherches ? La fin de l’expertise, promet Souen Fontaine. « On a ouvert un sondage de deux mètres sur deux en 2016 pour protéger les vestiges et pour arrêter de les abîmer, dit-elle. La rade devrait être une réserve archéologique. Il reste encore beaucoup d’épaves qu’on ne connaît pas. »