Nice: La ville crée une «brigade» anti-fraude pour les locations saisonnières

TOURISME La collectivité veut « rétablir l’équité » après « un développement exponentiel des meublés touristiques au détriment du logement des Niçois et de l’activité des hôteliers »...

Fabien Binacchi

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De plus en plus de logements sont proposés en location saisonnière sur des plateformes et notamment celle de Airbnb
De plus en plus de logements sont proposés en location saisonnière sur des plateformes et notamment celle de Airbnb — Joe Scarnici / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Christian Estrosi a décidé de serrer à la vis après le « développement exponentiel des meublés touristiques au détriment du logement des Niçois et de l’activité des hôteliers ». Dans la capitale azuréenne, une nouvelle brigade de « protection des logements » va faire la chasse aux fraudeurs. Une décision annoncée jeudi pour « rétablir l’équité » et « renforcer la régulation des locations de type Airbnb ».

Désormais, une seule autorisation de changement d’usage par foyer (pour une location au-delà de 120 jours par an) n’est permise pour pratiquer la location touristique pour des particuliers. Et « des agents assermentés effectueront des contrôles réguliers à domicile, explique le maire LR de Nice. Ils seront là pour constater des absences de déclaration ou de fausses déclarations ».

« Des amendes pouvant aller jusqu’à 50.000€ »

En cas de problème, les « procédures seront transmises au procureur de la République et le cas échéant suivies d’amendes pouvant aller jusqu’à 50 000 euros », prévient-il aussi.

En plus, pour les personnes morales (type SCI), une obligation de « compensation » va être mise en place. Dès le premier appartement en location saisonnière, un second local devra être proposé en location pure. « Cela permettra de maintenir une offre de logement suffisante pour les étudiants, les actifs et les retraités », selon Christian Estrosi.

Des initiatives annoncées aussi pour tenter de récupérer une « perte de recette pour la ville ». Il y aurait, selon une estimation, 10.000 meublés touristiques à Nice et, actuellement, seuls 3.398 reversent la taxe de séjour.