Saint-Paul-de-Vence: L'expo ferme car... les huissiers viennent inventorier les tableaux

ART L’artiste était dans le collimateur du fisc…

F. B. et M. F.

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Des tableaux (illustration)
Des tableaux (illustration) — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes
  • L’exposition avait lieu à l’espace Verdet, une ancienne école, transformée en espace culturel. 
  • Des huissiers sont venus inventorier les tableaux la semaine dernière et la décision a été prise de fermer l’exposition le jeudi 18 octobre. 

Ce sont de curieux visiteurs qui ont admiré les tableaux exposés à Saint-Paul-de-Vence. Le 18 octobre, des huissiers de justice sont venus… répertorier les tableaux suite aux démêlés que leur auteur entretient avec le fisc. La ville a fait le choix de fermer l’exposition.

« L’exposition avait lieu à l’espace Verdet, une ancienne école, transformée en espace culturel, indique-t-on du côté de la mairie de Saint-Paul-de-Vence, interrogée par 20 Minutes. Des huissiers sont venus inventorier les tableaux la semaine dernière et la décision a été prise de fermer l’exposition le jeudi 18 octobre. Elle a commencé le 15 septembre et devait durer jusqu’au 27. »

« La venue des huissiers n’obligeait pas à fermer »

« Je n’ai pas pu payer au fisc ce que je lui dois mais je leur avais demandé des délais, explique Robert Einbeck, 74 ans, à Nice-Matin. La venue des huissiers n’obligeait pas à fermer. On pouvait au moins attendre la fin de l’exposition. »

A Saint-Paul-de-Vence, les tableaux étaient mis en vente. Et la recette ne devait pas éponger les dettes de l’artiste envers l’Etat. Le gain de la vente devait être reversé à un hôpital pour créer un espace pour les malades cardiaques. « Les tableaux, qui étaient proposés à la vente pour en faire bénéficier une œuvre caritative, sont toujours dans les murs en attendant une décision », assure la ville.

Son exposition fermée et le fisc à ses trousses, Robert Einbeck lance un appel aux « sociétés, collectionneurs, particuliers pour lui apporter une aide, pour que les œuvres saisies par le fisc retrouvent leur chemin et soient vendues au profit du projet pour les malades cardiaques, pour lui permettre de continuer son travail de création d’espaces anti-stress et de sérénité pour les patients hospitalisés ».