Côte d'Azur: Des tournages plus nombreux, mais pas assez longs

ACTION! Les productions ne sont souvent là que pour quelques jours et une poignée de sites emblématiques...

Fabien Binacchi

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Lors d’un tournage, près du boulevard de la Croisette, à Cannes (Archives)
Lors d’un tournage, près du boulevard de la Croisette, à Cannes (Archives) — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes

Attirer des productions, la Côte d’Azur sait faire. Elle veut désormais les voir s’installer plus longtemps. Les 460 projets réalisés dans les Alpes-Maritimes en 2017 (un record) ont cumulé moins de journées de tournage que les 376 équipes accueillies en 2016 : il y en a eu 1.533 contre 1.542.

« Aujourd’hui encore, les réalisateurs viennent souvent pour un seul élément de décor très identifiable et qui fait la renommée de la destination. C’est à nous de continuer à montrer que le département n’est pas que mer ou montagne et que nous pouvons proposer une multitude de plateaux naturels », pointe Stéphanie Gac, la responsable de la Commission du film Côte d’Azur, qui dressait un bilan en fin de semaine.

De nouveaux studios ?

Autre piste pour augmenter le nombre de ces très lucratives journées de tournage (51 millions d’euros de retombées économiques locales, en 2017, 55 millions en 2016), celle peut-être des infrastructures. En plus des mythiques studios de la Victorine, que la ville de Nice vient de reprendre en régie, le maire de Cannes David Lisnard, également président de la Commission du film, a aussi prévu d’installer des plateaux à la Bocca. 

En attendant, 2018 a surtout vu débarquer des productions françaises. Dont la série Vernon Subutex (Romain Duris) et les films Nicky Larson (Philippe Lacheau), Just a gigolo (Kad Merad) et Terminal Sud.