Sophia Antipolis: Contre la bétonisation, un informaticien lance une pétition pour dire «non à la déforestation de la technopole»

ENVIRONNEMENT Certains habitants s’inquiètent de la construction d’un centre commercial…

Mathilde Frénois

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Sophia-Antipolis est une technopole à « caractère semi-rural » avec des bois.
Sophia-Antipolis est une technopole à « caractère semi-rural » avec des bois. — C. Perini
  • Claude Perini s’inquiète : « Il y a des conséquences en matière de pollution aux particules fines, de bouchons, et de destruction du paysage ».
  • De son côté, la Communauté d’agglomération Sophia Antipolis assure que la technopole restera bel et bien verte. « A la fin de l’ensemble de ces projets, nous aurons toujours plus de 80 % d’espaces verts sur la zone sophipolitaine. »

Quand Claudio Perini est venu travailler à Sophia Antipolis en 2012, il a été séduit par « les forêts et le vert ». A tel point que cet informaticien et sa petite famille ont décidé, il y a quatre ans, de vivre au cœur de cette technopole.

Mais depuis, il s’inquiète pour son cadre de vie. Claudio Perini se bat désormais pour « le développement durable de Valbonne, Mougins et la Casa (Communauté d’agglomération Sophia Antipolis) ». Il a lancé une pétition « contre la bétonisation de Sophia Antipolis ».

« 80 % d’espaces verts »

Le déclic de sa protestation est l’Open Sky, un centre commercial qui se posera à Valbonne. Des parkings, des hôtels, des bureaux, des logements, des restaurants sont prévus à l’horizon 2030. « On arrive à saturation des zones commerciales et du développement touristique. C’est incontrôlé, s’inquiète l’informaticien. Il y a des conséquences en matière de pollution aux particules fines, de bouchons, et de destruction du paysage », estime-t-il.

De son côté, la Casa assure que la technopole restera bel et bien verte. « Sophia Antipolis a trois gros projets en cours sur son territoire, mais les deux tiers d’espaces verts de la technopole seront toujours conservés à la fin de ces projets d’envergure, écrit-elle. A la fin de l’ensemble de ces projets, nous aurons toujours plus de 80 % d’espaces verts sur la zone sophipolitaine. » La communauté de communes affirme « créer plus de 1.000 emplois par an ». Mais Claudio Perini et les 7.000 signataires de la pétition s’inquiètent toujours pour « l’esprit » et le « caractère semi-rural » de la technopole. Et pour ses enfants qui « ne méritent pas de voir leur petit bois se transformer en béton ».