Coupe du monde 2018: Comment éviter les mouvements de foule lors de la finale dimanche?

PANIQUE Sandales, gros sacs à dos et enfants en bas âge sont déconseillés dans les rues où la foule se fait dense. Les verres en verre seront interdits par arrêté préfectoral…

Mathilde Frénois

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Mardi soir à la fin du match France-Belgique, pompiers et policiers ont dû intervenir après un mouvement de foule.
Mardi soir à la fin du match France-Belgique, pompiers et policiers ont dû intervenir après un mouvement de foule. — M. Frénois / ANP / 20 Minutes
  • Mardi soir lors de la demi-finale France-Belgique, un mouvement de panique a envahi les rues de Nice et a occasionné plusieurs blessés.
  • Les autorités vont multiplier les messages de prévention sur les réseaux sociaux jusqu’au jour de la finale, dimanche.
  • La préfecture des Alpes-Maritimes va prendre un arrêté pour interdire les verres en verre.
  • « Il ne faut pas aller à la fan zone et dans les endroits où il y a du monde avec des pétards, des fumigènes, des armes factices pour s’amuser », insiste Florence Gavello, commandante de police.

Un match de foot. La France qui s’apprête à l’emporter. Et un mouvement de foule blessant une dizaine de personnes. Ce scénario, vécu sur le cours Saleya de Nice mardi soir à  quelques instants du coup de sifflet final de France-Belgique, les autorités espèrent bien ne pas le revoir.

Pour cela, la ville de Nice double la capacité de sa fan zone afin d’accueillir encore plus de supporters. L’écran géant sera déplacé sur le miroir d’eau de la promenade du Paillon. L’espace était déjà ouvert (juste en face) mardi, entouré de 20 portiques et 80 agents. Sauf que le mouvement de foule n’a pas eu lieu à cet endroit, mais sur une zone piétonne à quelques centaines de mètres où Niçois et touristes s’étaient installés en terrasse.

« Plus les gens courent, plus ça occasionne une vague sans fin »

« On appelle à la vigilance des concitoyens car chacun est acteur de sa propre sécurité. Il faut avoir conscience que, dans une foule, on ne fait pas n’importe quoi, sinon on se met en danger, explique à 20 Minutes Florence Gavello, commandante de police chargée de la communication. La police ne peut pas faire la sécurité à elle toute seule. Il ne faut pas aller à la fan zone et dans les endroits où il y a du monde avec des pétards, des fumigènes, des armes factices pour s’amuser. Cela pourrait engendrer la peur et un mouvement de panique, surtout dans notre région où le traumatisme est encore en cours. »

Depuis l’attentat de Nice le 14 juillet 2016, plusieurs mouvements de foule ont eu lieu dans les rues des villes des Alpes-Maritimes : à Juan-les-Pins en août 2016, sur la piétonne de Nice fin avril 2018. Alors la police nationale des Alpes-Maritimes diffusera, jusqu’au jour de la finale dimanche, des messages de prévention sur les réseaux sociaux.

Et si le mouvement de foule survient tout de même, que faut-il faire ? « Surtout, ne pas se mettre à courir dans tous les sens, insiste Florence Gavello. Il faut regarder autour de soi, se mettre à l’abri, éviter de courir. Plus les gens courent, plus ça occasionne une vague sans fin. Ce sont des consignes de bon sens car on peut renverser des tables, des verres. Mardi soir, les gens se sont blessés en tombant. C’étaient des coupures légères. »

Les autorités préconisent également d’éviter d’être chaussés en sandalettes, de porter un gros sac à dos et d’emmener les enfants en bas âge. Pour éviter de nouvelles blessures, la préfecture des Alpes-Maritimes va prendre un arrêté pour interdire les verres en verre.

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