Nice: Marche arrière, de nouvelles pistes sont à l'étude pour la future prison

PRISON La ministre de la justice a annoncé ce jeudi, lors d’une visite à la maison d’arrêt de Nice, la construction potentielle d’un futur centre pénitentiaire sur le plateau du Tercier, entre la Trinité et Drap…

Mathilde Frénois

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La ministre de la justice Nicole Belloubet était en déplacement, jeudi, à la maison d'arrêt de Nice.
La ministre de la justice Nicole Belloubet était en déplacement, jeudi, à la maison d'arrêt de Nice. — M. Frénois / ANP / 20 Minutes
  • L’ancien garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas avait tranché. Une nouvelle maison d’arrêt devait monter ses murs dans la plaine du Var.
  • Mais le projet fait désormais face à l’étude d’un autre terrain.

Volte-face ? Reculade face aux élus locaux ? Toutes les portes restent (finalement) ouvertes pour la future prison de l’aire niçoise. Pourtant, l’ancien garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas avait tranché. Une nouvelle maison d’arrêt devait monter ses murs dans la plaine du Var. Les élus de la métropole s’opposant à cette implantation, son successeur Nicole Belloubet vient de faire un pas en arrière. La ministre de la justice a annoncé ce jeudi, lors d’une visite à la maison d’arrêt de Nice, l’étude d’une nouvelle piste : la construction d’un futur centre pénitentiaire sur le plateau du Tercier, au nord d'Eze. 

« Il faut que nous fassions les études pour voir si cette seconde hypothèse serait aussi en capacité d’accueillir un établissement pénitentiaire, explique Nicole Belloubet. Pour l’installer, il faut qu’il y ait des conditions : une surface, une accessibilité pour que les familles, les pompiers, les escortes puissent venir ». Après cette étude et le dialogue avec les élus, la ministre divulguera son choix. Il sera, promet-elle, annoncé à l’automne lors du projet de loi de programmation de la justice.

Rénovation de la prison actuelle

« C’est un espace qui n’est confronté à aucun lieu de vie, de population. Il faut étudier et réfléchir aux moyens de transport et de communication », pointe le président de la métropole Nice Côte d’Azur Christian Estrosi qui n’était « pas favorable au lieu d’implantation de Saint-Laurent-du-Var ».

En parallèle de l’étude de cette nouvelle prison de 600 places, la ministre de la justice n’oublie pas l’actuelle prison de Nice. « L’agrandir, c’est difficile. La rénover, c’est certain car nous n’avons pas assez de places dans le domaine pénitentiaire. Donc lorsqu’on a la chance d’avoir un établissement en centre-ville, je pense qu’il faut le conserver, estime-t-elle. C’est extrêmement précieux d’avoir un établissement en centre-ville parce que ça nous permet de cibler une catégorie de population de détenus, ceux notamment qui sont en fin de peine, que nous devons absolument chercher à réinsérer. » Cette réinsertion s’effectue d’autant plus à proximité des structures de logement et de recherche d’emploi.

« Une fois l’établissement rénové, la prison de Nice pourrait accueillir un quartier de préparation à la sortie », dit Nicole Belloubet. Actuellement, la maison d’arrêt de Nice est en situation de surpopulation carcérale avec 700 personnes pour 338 places. Un détenu passe vingt heures sur vingt-quatre dans sa cellule.