Nice: Depuis les rochers, ils font des sauts périlleux dans l’eau

ETE Comme chaque année, des jeunes plongent, de plusieurs mètres de haut, dans la Méditerranée…

Mathilde Frénois

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Au cap de Nice, des jeunes tentent des sauts plus ou moins périlleux.
Au cap de Nice, des jeunes tentent des sauts plus ou moins périlleux. — M. Frénois / ANP / 20 Minutes
  • Il n’existe ni arrêté municipal ni arrêté préfectoral interdisant ces plongeons.
  • Cette saison, les pompiers n’ont jamais été appelés pour un accident lié aux plongeons. Quelques blessures ont été relevées les dernières années, principalement bénignes.

Marouane a décidé de passer son samedi dans l’eau. Pas question pour lui et sa bande de déployer un parasol et d’étendre les serviettes sur les galets. Leur kit de base, c’est plutôt des baskets pour marcher sur les rochers et une bonne dose de courage. Et pour cause : Marouane effectue des sauts (plus ou moins périlleux) de plusieurs mètres de haut depuis les rochers du cap de Nice jusque dans la Méditerranée.

« La première fois, franchement ça faisait peur. J’ai sauté de 5 m et j’ai galéré. Et après c’est allé tout seul, j’ai sauté le 8 m, le 11 m, le 12 m et le 15 m, explique le collégien de 14 ans. La technique, c’est de sauter droit et de se lancer. C’est de l’eau : si on se mange un plat, ça fait mal, mais on ne va pas mourir. »

Pas d’arrêtés préfectoraux ni municipaux

Face au danger, si les barrières longent la côte, aucun arrêté préfectoral ou municipal n’interdit ces sauts. « Les équipages de la police municipale​ en lien avec la police nationale veillent tout au long de la saison estivale à ce que les sites de Rauba Capeu, Maeterlinck ou du Cap de Nice ne deviennent pas des plongeoirs publics », indique la ville qui a l’obligation de signaler tout danger non décelable, tel un haut-fond ou un rocher. Chose qui n’existe pas à Nice.

« Elle se doit aussi de faire supprimer tout élément pouvant générer des accidents, comme l’ancienne structure de la plage des bains de la police qui était rouillée et avait occasionné des blessures », précise la ville. Cette saison, les pompiers n’ont jamais été appelés pour un accident lié aux plongeons. Quelques blessures ont été relevées les dernières années, principalement bénignes. Au cap de Nice, Marouane enchaîne les saltos. « Mais je ne sauterai pas d’un nouveau spot plus haut que 15 m », se raisonne-t-il tout de même.