Antibes: Les restaurants de plage de Juan-les-Pins seront détruits avant juin

SUR LA PLAGE Le tribunal administratif de Nice leur ordonne de démolir sous trois mois…

Mathilde Frénois

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Des tongs sur une plage. Illustration.
Des tongs sur une plage. Illustration. — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Ils ne serviront plus leur salade les pieds dans le sable. Et leurs clients ne pourront plus siroter leur cocktail face à la Méditerranée. Quatre plages installées sur le littoral de Juan-les-Pins, doivent être démontées. Bijou Plage, Moorea Beach, Bretagne Beach et Pourquoi Pas n’existeront plus cet été.

Ces établissements, en béton, ont trois mois à partir du 27 mars, date de la décision du tribunal administratif, pour faire place nette. En effet, depuis l’adoption du « décret plage » en 2006, les restaurants doivent n’occuper que 20 % du littoral et leurs installations doivent être démontables. Ce n’est pas le cas de ces quatre établissements.

Emplois saisonniers

Sur le boulevard du Littoral Charles, « Bretagne Beach » possède depuis une trentaine d’années « des locaux d’une surface de 263 m2 destinés à la restauration, une terrasse bar en maçonnerie, carrelée et fermée, des sanitaires, des vestiaires cabines, des escaliers et un jeu de boules, édifiés sur une dalle en béton d’une longueur de 37 mètres et d’une
largeur de 8,30 mètres », note le tribunal administratif de Nice. Le restaurant occupe aussi 815 mètre carré de plage avec transats, parasols et tables basses. Tout doit disparaître avant le 27 juin.

« Les plages qui font de la résistance feront elles-mêmes les travaux avant juin », assure Henry Mathey, président général de l’union des métiers et industries de l’hôtellerie-restauration de Juan-les-Pins, précisant que les chantiers n’auront pas lieu pendant le festival de Cannes. Dans le cas contraire, les services de l’Etat viendront avec des pelleteuses. Et les démolitions seront à la charge financière des établissements.

Cette saison, seules 17 plages seront ouvertes. Le temps de faire les travaux et une trentaine de terrasses sur le sable rouvriront à l’été 2019. Elles seront démontables. « On n’aura pas le temps de reconstruire pour cette saison, regrette Henry Mathey. Le problème qui se pose, c’est pour les emplois des jeunes saisonniers. Ils ne retrouveront pas de boulot sur les plages. » Mais le président des hôteliers-restaurateurs reste confiant : « Les touristes viendront tout de même cet été, ce n’est pas la mer qui a été enlevée. »