Appels à témoignages: Des policiers municipaux dans les écoles, vous en pensez quoi?

VOUS TÉMOIGNEZ Une expérimentation est lancée dans trois établissements de Nice...

F.B.

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Illustration de la police municipale de Nice
Illustration de la police municipale de Nice — E. Dessons / SIPA

Ils ont fait, eux aussi, leur rentrée des classes. Depuis ce lundi, trois policiers municipaux ont pris leurs quartiers dans trois écoles volontaires de Nice.

Inédite, cette expérimentation lancée par Christian Estrosi, et approuvée par le ministre de l'Education nationale à condition que les agents ne soient pas armés, pourrait être étendue aux autres écoles de la ville. Si elle est concluante… Mais alors cette présence est-elle un moyen efficace de sécuriser les établissements scolaires ?

Selon la ville de Nice, les policiers, spécialement formés pour cette nouvelle mission, seront notamment présents lors des entrées et sorties des enfants. Ils participeront également aux exercices de sécurité et assureront une surveillance permanente via des écrans installés dans un local spécifique et reliés aux abords de l’école.

20 Minutes vous donne la parole. Que pensez-vous de cette initiative ? Seriez-vous favorable à une présence policière dans l’école de votre enfant ?

Vous pouvez nous donner votre avis dans les commentaires ou en envoyant un mail à nice@20minutes.fr. Vos témoignages nourriront un futur article.

En test jusqu’à la fin de l’année scolaire, cette initiative pourra être déclinée aux 160 autres écoles de la ville avec l’accord du ministère de l’Éducation nationale et des établissements concernés. Un groupe scolaire a déjà voté une motion contre la mesure.

Elle est aussi critiquée par des syndicats d’enseignants (Snuipp-FSU, CGT Educ’action, Se-Unsa) et une fédération de parents d’élèves (la FCPE), ainsi que par le SDPM, un syndicat de policiers municipaux.

Invoquant le « traumatisme que la ville de Nice a subi » après l’attentat qui a fait 86 morts sur la Promenade des Anglais le 14 juillet 2016, Christian Estrosi a défendu sa volonté de « sanctuariser l’école et sacrifier plus d’efforts pour la protection de nos enfants ».

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