Nice: Un collectif de treize fleuristes s'inquiète des futurs travaux du cours Saleya

FLOWER POWER Ces revendeurs de fleurs s’opposent à la durée du chantier et au projet. La ville rétorque que rien est encore fixé…

Mathilde Frénois

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La fleuriste du cours Saleya Christelle Bourdin a déjà fait
signer sa pétition à 670 personnes.
La fleuriste du cours Saleya Christelle Bourdin a déjà fait signer sa pétition à 670 personnes. — M. Frénois / ANP / 20 Minutes

Cela fait neuf ans que Christelle Bourdin vend des fleurs sur le cours Saleya du Vieux-Nice. Mais depuis quelques semaines, un registre a fait son apparition entre ses bouquets. A l’intérieur, 670 signatures apposées sur une pétition contre le projet de la ville. Fin novembre, le maire de NiceChristian Estrosi avait annoncé la rénovation du plus célèbre des marchés aux fleurs, celui du cours Saleya.

« Nous sommes contre les gros travaux du sol, des emplacements et des bâches, explique Christelle Bourdin, à la tête d’un collectif de treize revendeurs de fleurs. Certains ne pourront pas faire face et devront mettre la clé sous la porte. »

« Ne pénaliser personne »

Le collectif de revendeurs du marché aux fleurs s’oppose aussi à la potentielle réduction du nombre d’allées, qui passerait de quatre à deux rangées. « On n’a pas encore arrêté le projet, rassure Franck Martin, conseiller municipal délégué au commerce et aux marchés. On a reçu les fleuristes et les maraîchers : on a écouté leurs attentes, leurs inquiétudes. Puis on a reçu les commerces et les restaurateurs. Le but du jeu est de ne pénaliser personne. »

Pour la mairie, rien est fixé. Et les visuels divulgués n’avaient pas d’autre objectif que de donner un exemple de requalification du cours Saleya, qui devrait être officiellement annoncée fin avril. « Nous allons à nouveau les réunir pour proposer un projet et établir le calendrier », poursuit Franck Martin.

Mais pas de quoi rassurer le collectif de revendeurs, qui peste également contre le mélange entre fleuristes et restaurateurs. Le nerf de la guerre : garder sa place. « La journée, c’est nous. Le soir, les restaurants », dit Christelle Bourdin, qui ne veut pas que les odeurs des assiettes remplacent celle des fleurs.