Antibes: Les associations se remettent dans le bain des manifestations anti-captivité

ANIMAUX Ce dimanche matin, les militants se sont rassemblés devant Marineland d’Antibes…

Mathilde Frénois

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Une manifestation devant Marineland (Archives)
Une manifestation devant Marineland (Archives) — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes

Ils veulent voir les cétacés en dehors des bassins. Alors ils se sont approchés au plus près de leurs enclos. Les militants anti-captivité ont repris, ce dimanche, leur manifestation mensuelle devant Marineland d’ Antibes, quelques jours après l'annulation de l'arrêté anti-reproduction par le conseil d'Etat. Selon l’association, près de 100 personnes se sont réunies.

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« On repart de zéro, regrette la présidente de C’est Assez Emmanuelle Sultani. Plus que jamais, on crie les revendications que l’on a toujours portées. » À savoir, l’arrêt de la reproduction des dauphins et des orques. Et « le développement de la réhabilitation de tous les animaux dans leur milieu naturel », pointe la militante.

« Un cimetière d’orques »

Ce dimanche matin, une militante s’est déguisée en bagnard avec un masque de dauphin sur la tête. Derrière les grilles de sa (fausse) prison, elle demandait la libération des cétacés. « Cette manifestation était aussi dédiée à l’orque Valentin. Il était né un 13 février et est mort pendant les inondations d’octobre 2015. Pas directement de la captivité, mais tout est lié », soutient Emmanuelle Sultani.

Samedi, c’était à Peta de dénoncer les conditions de vie des animaux. Le collectif a installé « un cimetière » de cétacés face au plus grand parc marin d’Europe. Une tombe pour chaque orque décédée en captivité : Calypso, Clovis, Kim, Betty, Freya, Kim II, Sharkan et Valentin.