Nice: Comment ça roule pour les vélos dans la capitale azuréenne?

TRANSPORT Ville-départ du Tour de France 2020, Nice n’arrive qu’en avant-dernière position dans le palmarès des villes où l’on peut circuler à vélo de manière « simple, confortable et sécurisée »... 

Mathilde Frénois

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Plus de 10.000 Niçois sont abonnés au réseau de partage de Vélos bleus.
Plus de 10.000 Niçois sont abonnés au réseau de partage de Vélos bleus. — M. Frénois / ANP / 20 Minutes

Ils sortiront leurs plus beaux deux-roues. Des vélos couchés, des tandems et des tall-bikes. Dimanche, les cyclistes participeront à la première vélo parade de Nice. « C’est une manière de montrer qu’il existe une limite au tout voiture », soutient Muriel Giraud, qui prendra part à l’événement. Mais les vélos roulent-ils en paix à Nice ? 20 Minutes fait le point en chiffres.

D’autant plus que la capitale azuréenne, qui donnera le départ du Tour de France en 2020, n’arrive qu’en avant-dernière position dans le palmarès des villes où l’on peut circuler à vélo de manière « simple, confortable et sécurisée ». L’enquête, publiée sur parlons-velo.fr, met Strasbourg en tête. Nice obtient une note de 2,59/6 seulement, où le « climat vélo » est classé F, « défavorable ».

  • 75,5 km de pistes cyclables

Dont 31 en site propre. À Nice, leur nombre a progressé de près de 60 % entre 2008 et 2014. « La ville de Nice se place très bien en kilométrage de pistes cyclables, reconnaît Muriel Giraud, qui se déplace exclusivement à vélo. Mais en dehors de l’axe est-ouest, c’est très compliqué, notamment à Nice-Nord, Gambetta, l’Arenas. Il y a des bouts de piste, pas forcement reliés. » Pour faciliter les interconnexions, la ville de Nice se concentre sur la plaine du Var, la poursuite de « la littorale » à l’est, les boulevards Victor-Hugo et Dubouchage. En 2017, la métropole a également investi 168 000 euros dans les liaisons de l’aéroport. En parallèle, elle poursuit les travaux de réaménagement de la bande cyclable de la promenade des Anglais.

  • 1.750 vélos bleus.

Lancé en 2009, le dispositif de partage compte aujourd’hui 175 stations et 10.000 abonnés. Samuel est un utilisateur régulier du service : « Ils sont souvent abîmés, regrette-t-il. Et moins bien que ceux de Lyon. » Muriel Giraud reconnaît tout de même que le service permet de désengorger, dépolluer et régler les problèmes de stationnement.

  • Et beaucoup de noms d’oiseaux.

Plus que le manque de connexion entre les pistes et l’état des vélos bleus, Muriel Giraud déplore le comportement « agressif voire dangereux » de certains automobilistes à l’égard des cyclistes. Pour elle, la solution passera par des campagnes de sensibilisation.