Nice: Les bains de la police détruits, l’Etat continue de «reconquérir» le littoral

LITTORAL Des installations incompatibles avec le décret plage de 2006 sont démolies et des procédures sont lancées…

Fabien Binacchi

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Une pelleteuse a commencé à détruire les installations de la plage des bains de la police
Une pelleteuse a commencé à détruire les installations de la plage des bains de la police — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes
  • Concédée aux fonctionnaires de la police nationale jusqu’en 2015, la plage des bains de la police, à Nice, est en cours de destruction.
  • La préfecture des Alpes-Maritimes est en contentieux avec d’autres plages dont les installations sont incompatibles avec le décret plage de 2006.

La préfecture des Alpes-Maritimes continue à « nettoyer » la côte. Et en début de semaine, ce sont les emblématiques « bains de la police » niçois, à l’extrémité de la promenade des Anglais, qui en ont fait les frais.

Conformément au décret plage de 2006, une pelleteuse a rasé la dalle en béton de cette institution longtemps concédée aux policiers nationaux. Une plateforme utilisée pour des plongeons a également été détruite. Les installations creusées dans la roche, en contrebas de Rauba Capeu, seront détruites dans un second temps.

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Problèmes d’entretien et de sécurité

L’autorisation temporaire d’occupation, accordée aux fonctionnaires après la Seconde guerre mondiale, n’a pas été renouvelée par le préfet en avril 2015.

« Il y avait des problèmes de sécurité et d’entretien, explique Patrick Cedras, chef du pôle stratégie de gestion du domaine public maritime et travaux à la DDTM 06. Nous avons lancé une réflexion pour voir si un nouveau projet était compatible d’un point de vue architectural et paysager. » La décision a été finalement prise de détruire le site.

D’autres procédures en cours

« L’opération s’inscrit dans une volonté de reconquérir le littoral en démolissant ce qui est artificiel ou illégal, précise le responsable. Ce qui n’est pas démontable doit disparaître. »

La préfecture a lancé plusieurs procédures. A Vallauris-Golfe Juan, les trois plages du soleil ont été condamnées début octobre par le tribunal administratif de Nice à détruire leurs structures. Elles ont conjointement fait appel de cette décision.

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De l’autre côté du département, l’Etat est également en contentieux avec la plage Paloma à Saint-Jean-Cap-Ferrat. Des études ont été lancées pour déterminer si ses installations sont bâties sur le domaine public maritime ou sur le domaine communal.