L'astronaute et des collégiens, le jeudi 23 novembre 2017, au palais des festivals
L'astronaute et des collégiens, le jeudi 23 novembre 2017, au palais des festivals — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes

ESPACE

Cannes: Le retour aux origines de Thomas Pesquet, face aux salariés de Thales Alenia Space

L’astronaute natif de Rouen avait fait son stage de fin d’études chez le concepteur de satellites installé près de la Croisette…

  • L’astronaute Thomas Pesquet est venu à Cannes rencontrer les salariés de Thales Alenia Space, l’entreprise où il avait fait son stage de fin d’études.
  • L’ex-locataire de la Station spatiale internationale a partagé son expérience avec près de 900 ingénieurs.

Accueilli comme une vraie star. Ce jeudi, Thomas Pesquet était la tête d’affiche du Grand auditorium (rien que ça) au Palais des festivals et des congrès.

L’astronaute, qui a séjourné 196 jours dans l’espace, a atterri à Cannes le temps d’une rencontre avec des scolaires et 900 salariés de Thales Alenia Space (TAS), le leader européen de la fabrication de satellites installé à la Bocca.

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« C’était le stagiaire parfait », dixit son ancien responsable

Un retour aux sources. Puisque l’ex-locataire de l’ISS, la Station spatiale internationale a laissé sa trace chez le concepteur (à l’époque Alcatel-Lucent) avec un mémoire sur « l’ingénierie système en avant-projet satellite », daté du 31 août 2001. « C’était le stagiaire parfait », se souvient son ancien responsable François Paoli présent dans la salle.

Seize ans plus tard, l’ancien ingénieur aéronautique Thomas Pesquet est venu raconter son périple en orbite, du 17 novembre 2016 au 2 juin 2017. L’occasion pour les concepteurs cannois de bénéficier d’un retour (exceptionnel et in situ) sur leurs créations. Souvent avec humour.

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« Il n’y a pas spécialement de débris spatiaux à l’altitude de l’ISS. Mais un jour, on a quand même repéré un petit impact sur une vitre de la Cupola [la salle d’observation fabriquée par TAS et depuis laquelle le Français prenait ses fameux clichés de la Terre]. On s’est juste dit ‘pourvu que sa tienne’», a notamment plaisanté Thomas Pesquet.

Encourager des vocations ?

L’usure du matériel, soumis aux dangers de l’espace, la vie à bord mais aussi les expériences scientifiques, l’astronaute de l’Esa (l'Agence spatiale européenne) a partagé cette expérience qui « a bouleversé sa vie ».

Quitte à encourager des vocations ? « C’est très inspirant de rencontrer quelqu’un comme lui, a confié Alexis Devaux, un apprenti ingénieur de 22 ans. C’est un encouragement énorme à travailler dans cette industrie et pourquoi pas plus ». Un peu plus près des étoiles.