Des opposants au projet, réunis mercredi devant le terrain de Nice-ouest
Des opposants au projet, réunis mercredi devant le terrain de Nice-ouest — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes

COMMERCE

Nice: Malgré la menace d’une condamnation à 2,8 millions d’euros, les anti-Ikea ne lâchent rien

Leur recours est attaqué en justice par le promoteur et les collectivités pour « procédure abusive »…

  • Des opposants à l’implantation d’un magasin Ikea dans la plaine du Var, à Nice, ont déposé un recours contre le permis de construire.
  • Malgré la menace d’une condamnation à payer 2,8 millions d’euros pour « procédure abusive », ils annoncent qu’ils iront jusqu’au bout.

Pour l’instant, aucune date n’est encore programmée pour l’examen de leur recours. Mais les irréductibles opposants à l’implantation d’un magasin Ikea de 24.000 m2 dans la plaine du Var n’en démordent pas. Ils iront jusqu’au bout. Et ce, malgré la menace d’une condamnation à 2,8 millions d’euros pour « procédure abusive ».

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« C’est tellement démesuré. Ils savent bien que nous n’avons pas les moyens de payer. C’est de l’intimidation », s’emporte Martine Donette, la présidente d’En toute franchise. L’association de défense du commerce de proximité attaquée à son tour par Bouygues, le promoteur du projet, mais aussi par la ville de Nice et la métropole.

« Importante perte économique engendrée par le retard »

« Au regard de l’importante perte économique engendrée par le retard de l’opération due au recours », les deux collectivités ont « demandé des dommages et intérêts », ont-elles confirmé à 20 Minutes.

C’est que le magasin du géant suédois de l’ameublement, adossé à de 290 futurs logements, aurait déjà dû sortir de terre. Un temps annoncée pour fin 2017, l’ouverture avait d’abord été repoussée à 2018, et est désormais programmée pour la mi-2019. Si et seulement si cette plainte est rapidement purgée.

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Des « anomalies » et des « études d’impact insuffisantes »

Mais les opposants au projet estiment avoir de bons arguments. Ils évoquent « des anomalies dans le contrôle de légalité » du permis de construire ou encore « des études d’impacts insuffisantes ».

« La CDAC puis la CNCA, qui recueillent les avis des différents acteurs économiques et territoriaux concernés, ont émis des avis favorables », rétorquent la ville et la métropole.