Côte d'Azur: Marineland cité au tribunal après la mort de l'orque Valentin

JUSTICE L’ONG Sea Shepherd attaque notamment le parc pour « atteinte involontaire sur la vie d’un animal en captivité »…

F.B.

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Une orque du parc Marineland (Illustration)
Une orque du parc Marineland (Illustration) — Valery Hache AFP

Deux ans et un jour après le déluge qui avait dévasté ses installations et emporté plusieurs de ses animaux, Marineland s’est retrouvé face à la justice.

Mercredi, le parc marin d’Antibes faisait en effet l’objet d’une citation directe devant le tribunal correctionnel de Grasse, amené là par Sea Shepherd, relate Nice-Matin.

L’organisation écologiste attaque le delphinarium dans sa gestion de la crise, et notamment vis-à-vis de la mort d’une orque quelques jours après les intempéries.

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« Un accident qui n’aurait pas dû avoir lieu »

L’affaire, renvoyée début novembre, porte notamment sur « l’atteinte involontaire sur la vie d’un animal en captivité ». Quelques jours après ces inondations ravageuses (vingt morts et des centaines de millions d’euros de dégâts dans les Alpes-Maritimes), Valentin, une orque de 19 ans, était décédé d’une « torsion intestinale », selon Marineland. « Un accident qui n’aurait pas dû avoir lieu », dixit l’avocat de Sea Shepherd.

« Après les précédentes inondations du 5 novembre 2011, ils n’ont manifestement pas pris la mesure du danger pour les animaux, dans cette zone a priori à risque », a déclaré Me Sylvain Leroy, selon des propos rapportés par le quotidien régional.

Marineland balaie les accusations de l’ONG

Des accusations (pour lesquelles Marineland pourrait risquer une contravention) que la défense du parc réfute, réclamant même des dommages et intérêts.

Elle rejette aussi l’autre angle d’attaque de Sea Shepherd, passible celui-ci de deux ans de prison et selon lequel le delphinarium serait coupable de « déversement de substance nuisible dans les eaux souterraines ». L’association accuse Marineland d’avoir éliminé les eaux polluées de ses bassins, après les inondations, dans les ruisseaux environnants.

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Le procès a été renvoyé à la demande de l’ONG. Cette dernière estimant que l’avocat du parc a rendu son argumentation trop tard pour lui permettre de répliquer.