Nice: La start-up Codesna développe un fauteuil pour mesurer le stress

INNOVATION Le patient regarde une tablette qui envoie des stimuli. Ses réactions sont enregistrées grâce à des capteurs…

Mathilde Frénois

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Le fauteuil développé par Codesna mesure le stress avec une tablette et un électrocardiogramme.
Le fauteuil développé par Codesna mesure le stress avec une tablette et un électrocardiogramme. — Codesna
  • Codesna a lancé une levée de fonds de 400.000 euros.
  • La start-up veut s’implanter sur le marché européen.

Après une journée passée au bureau et une heure gaspillée dans les embouteillages, c’est le fauteuil qui nous tend les bras. Mais celui-ci ne se contente pas de reposer son utilisateur à bout de nerfs. Il mesure également son stress. En collaboration avec le laboratoire pharmaceutique Sanofi, Codesna a développé un siège qui détermine les déséquilibres psychologiques.

Installée à l’incubateur Paca-Est de Nice, la start-up travaille depuis cinq ans sur ce prototype. Aujourd’hui, elle arrive à déterminer le profil émotionnel d’une personne. « On mesure le stress chronique et instantané », explique Vasile Zoicas, son fondateur. Une fois bien installé au fond du fauteuil, le patient regarde une tablette qui envoie des stimuli. Ses réactions sont enregistrées grâce à des capteurs placés sur chaque poignet et à un électrocardiogramme.

« Prise de conscience »

« Les résultats sont donnés en instantané, moins de deux minutes après la prise des mesures », vante Vasile Zoicas. Destiné à l’armée, aux mutuelles mais aussi aux médecins, aux ostéopathes ou encore aux coachs, l’objectif du fauteuil est de prévenir le burn-out, en luttant contre le stress chronique. « On donne une évaluation, un premier niveau de conseil, pointe-t-il. Ensuite, c’est aux utilisateurs de réagir. Notre but est la prévention et la prise de conscience. »

Si Vasile Zoicas a développé ce fauteuil, c’est qu’il estime que « tout le monde subit du stress quotidien » : « Quand la stimulation extérieure devient trop importante, le cerveau n’arrive plus à faire face et des personnes peuvent basculer dans un processus de dépression. » Selon lui, une personne sur huit est « potentiellement proche du burn-out ».

La start-up niçoise vise le marché européen

En collaboration avec Sanofi, la start-up vend son équipement et sa technologie 3.200 euros. Mais son fondateur souhaite déjà développer « une version plus allégée » et se tourner vers le marché européen : « On est en période de levée de fonds de 400.000 euros pour le développement commercial, en grande partie sur le marché suisse puis européen », dit Vasile Zoicas. Sur cet objectif, Codesna a déjà passé un premier plancher de 100.000 euros.