Côte d'Azur: Placé en garde à vue pour la 7e fois, Cédric Herrou libéré sans être déféré

JUSTICE Le militant Cédric Herrou soutenant la cause des migrants fait l’objet d’une plainte déposée par un passeur condamné, qu’il avait dénoncé…

F.B. avec AFP

— 

Cédric Herrou, en novembre 2016 au palais de justice de Nice
Cédric Herrou, en novembre 2016 au palais de justice de Nice — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes

Sa septième garde à vue aura duré 32 heures. Cédric Herrou, figure de l’aide aux migrants dans la vallée de la Roya, à la frontière franco-italienne, a été remis en liberté mercredi après-midi, sans être déféré.

Il reste cependant dans l’attente d’une décision du parquet de Nice. Ce dernier pourra décider d’ici lundi des suites à donner à la plainte d’un passeur, contre le militant, qui pourrait avoir été motivée par la vengeance.

>> A lire aussi : Le militant Cédric Herrou placé une septième fois en garde à vue

« Une partie de la plainte est exacte mais pas du niveau de la gravité évoquée dans des déclarations circonstanciées [du plaignant] : violences, séquestration, menaces avec arme de poing et une histoire de bouteille de gaz », a précisé jeudi le procureur de Nice Jean-Michel Prêtre.

Esprit de vengeance ou ressenti de bonne foi ?

« On n’est pas dans des choses complètement fausses mais est-ce que cela part d’un esprit de vengeance ou d’un ressenti de bonne foi, ce sera décidé d’ici quelques jours », a-t-il également ajouté.

Le passeur, un jeune Ethiopien, Wossem Naka, est incarcéré à Nice. Dénoncé par des compatriotes et livré aux gendarmes par Cédric Herrou, il a été condamné à huit mois de prison. Le militant avait été convoqué à la gendarmerie de Breil-sur-Roya mardi matin.

Les soutiens de Herrou dénoncent un harcèlement judiciaire

Ses soutiens, la Ligue des droits de l’homme et l’association Roya Citoyenne, ont dénoncé un harcèlement judiciaire et policier.

« Le dossier est vide et ne tient que sur des propos confus et contradictoires du prisonnier qui a été dénoncé par Cédric [Herrou]. Il est étonnant que le parquet ait pu donner du crédit à ces propos », s’est indigné son avocat, Me Zia Oloumi