Attentat de Nice: Le procès de l'ex-porte-parole des victimes renvoyé

JUSTICE Vincent Delhomel, suspecté d’avoir détourné 7.300 euros sur la recette d’une course caritative, ne s’est pas présenté devant les juges…

F.B. avec AFP
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Des hommages sont rendus aux victimes du terrible attentat qui a frappé Nice le 14 juillet 2016.
Des hommages sont rendus aux victimes du terrible attentat qui a frappé Nice le 14 juillet 2016. — AFP

Renvoyé une deuxième fois. Le procès de Vincent Delhomel, l’ex-porte-parole de l’association Promenade des Anges, soupçonné d’avoir détourné des fonds de cette association de victimes de l’attentat du 14 juillet 2016, a été renvoyé au 11 octobre, car il ne s’est pas présenté vendredi devant les juges. L’ancien responsable est actuellement hospitalisé, selon son avocat.

Une première audience, le 19 juillet dernier, avait déjà été renvoyée à la demande de son conseil à cause d’une trop grande proximité avec les commémorations de l’attentat du 14 juillet.

Détournement et remboursement de frais indus

Vincent Delhomel, 49 ans, est poursuivi pour abus de confiance et escroquerie à l’encontre de Promenade des Anges, dont il a été jusqu’en février le secrétaire général et le porte-parole : il aurait détourné 7.300 euros sur la recette d’une course caritative et se serait fait rembourser des frais indus, pour moins de 2.000 euros.

Vincent Delhomel reconnaît avoir manipulé de l’argent mais sans intention délictueuse, et a déjà remboursé en partie les sommes.

Vendredi, son avocat a produit un certificat médical attestant de son hospitalisation dans une clinique. Le tribunal a renvoyé l’affaire, en ordonnant une expertise psychiatrique. Un mandat d’amener a été délivré, qui sera mis en œuvre si Vincent Delhomel est jugé apte psychiatriquement à comparaître.

L’actuelle présidente l’accuse d’être « manipulateur jusqu’au bout »

À l’issue de l’audience vendredi, la présidente de l’association Emilie Petitjean s’est dite « en colère » mais « pas surprise », accusant M. Delhomel de rester « manipulateur jusqu’au bout ». « Qu’il vienne ou pas, peu importe, ce que nous voulons c’est qu’il soit jugé », a-t-elle ajouté.

Le 14 juillet 2016, à l’issue du feu d’artifice tiré en baie des Anges, un camion conduit par le Tunisien Mohamed Lahouaiej-Bouhlel avait foncé dans la foule, tuant 86 personnes et en blessant plus de 400 autres, un attentat revendiqué par le groupe État islamique.